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Utilisation de la licence Creative Commons pour Ressources Éducatives Libres

Ressources Éducatives Libres

L'expression Ressources Éducatives Libres (REL) ou (Open Educational ResourcesOER en anglais) désigne un mouvement mondial visant à créer et distribuer via Internet des ressources éducatives (cours, manuels, logiciels éducatifs, etc.)libres et gratuites.

Le concept a été inspiré par les concepts connexes comme le Creative Commons, OpenSource, données ouvertes et Accès ouvert.

Les Ressources Éducatives Libres (REL) sont les matériaux digitalisés offerts librementpour que des éducateurs, des étudiants et des apprenants les réutilisent pour l'enseignement, l'apprentissage et la recherche :

  • Ressources d'apprentissage : logiciel de cours, modules de contenus, objets d'étude, soutien aux étudiant et outils d'évaluation, et comme communautés d'étude en ligne

  • Ressources de soutien pour les enseignants : outils pour les enseignants et matériels de support pour leur permettre de créer, d'adapter, et d'utiliser les REL, ainsi que comme matériaux de formation et autres outils d'enseignement pour enseignants

  • Ressources pour assurer la qualité de l'éducation et des pratiques éducatives.

Les ressources éducatives libres offrent donc une opportunité stratégique pour améliorer la qualité de l'éducation, faciliter le dialogue politique et partager les connaissances et le renforcement des capacités.

Pourquoi les REL ?

Lors de l'Assemblée générale des Nations Unies, en septembre 2000, 189 États ont signé laDéclaration du Millénaire, marquant ainsi leur attachement collectif aux principes de dignité humaine, d'égalité et de l'équité.

Les états membres ont défini huit « Objectifs du millénaire pour le développement » à atteindre d'ici à 2015 :

  • Éliminer l'extrême pauvreté et la faim
  • Assurer l'éducation primaire pour tous
  • Promouvoir l'égalité et l'autonomisation de femmes
  • Réduire la mortalité infantile
  • Améliorer la santé maternelle
  • Combattre le VIH/sida, le paludisme et d'autres maladies
  • Assurer un environnement durable
  • Mettre en place un partenariat mondial pour le développement
D'ici à 2015, donner à tous les enfants, garçons et filles, partout dans le monde, les moyens d'achever un cycle complet d'études primaires (Objectif n° 2 – UNESCO)

L'UNESCO estime que l'accès universel à une éducation de qualité participe à la construction de la paix, au développement social et économique, et au dialogue interculturel. Son engagement fort dans la démarche l'a conduit l'UNESCO à organiser le 1er Forum mondial des REL en 2002 puis à créer le wiki de la communauté internationale sur les ressources éducatives libres (REL) en 2005.

Dans cette dynamique, nombreux partenaires institutionnels, publics, privés, société civile ont développé des ressources mises à la disposition de tout un chacun, selon des dispositions légales et juridiques favorisant l'entraide et le soutien, principalement scolaire.

Il n'est pas aisé d'identifier et comptabiliser le nombre de ressources éducatives libres, en disponibilité gratuite, modifiable et librement diffusable. En 2007, l'OCDE en identifiait plus de 3 000.

Il est néanmoins plus confortable de motiver la mise à disposition de ces Ressources Éducatives au format Libre et ouvert :
  • les REL peuvent faciliter l'accès à l'enseignement des masses, en environnement formel comme informel.
  • les REL favorisent le partage du savoir, la valorisation de la connaissance et l'entraide
  • les REL favorisent l'émulation et la cohésion de groupes par leurs échanges et améliorations de fait
La plupart des REL utilisent des logiciels libres pour développer leurs contenus.


Les Licences Libres

Une licence libre est une licence s'appliquant à une oeuvre par laquelle l'auteur concède tout ou partie des droits que lui confère le droit d'auteur, en laissant au minimum les possibilités de modification, de rediffusion et de réutilisation de l'oeuvre dans des oeuvres dérivées.

Une licence libre est un contrat juridique qui confère à toute personne morale ou physique, en tout temps et tout lieu, les quatre possibilités suivantes sur une oeuvre :

  • La possibilité d'utiliser l'oeuvre, pour tous les usages
  • La possibilité d'étudier l'oeuvre
  • La possibilité de redistribuer des copies de l'oeuvre
  • La possibilité de modifier l'oeuvre et de publier ses modifications


Creative Commons

Les licences Creative Commons adaptent les droits des auteurs à Internet et fournissent un cadre juridique au partage sur le Web d'oeuvres comme les images, les sons ou les textes.

Principe général : 4 briques modulables, utilisables selon les objectifs attendus de l'oeuvre :

  • Attribution : oblige l'utilisateur qui souhaiterait diffuser une oeuvre à recréditer pour le travail original. C'est l'option par défaut pour toutes licences.

  • Pas d'utilisation commerciale : le travail ne pourra pas faire l'objet d'une utilisation commerciale.

  • Pas de travaux dérivés : le travail, s'il est diffusé, ne devra pas être modifié.

  • Partage à l'identique : si le travail est modifié, il est diffusé sous les mêmes termes que l'oeuvre originale.

Il en découle donc un cadre dans lequel les fonds documentaires se définiront en choisissant parmi les 6 options et contrats Creative Commons disponibles :


  • Contrat

    Sigle

    Logo

    Paternité

    BY

    Paternité - Pas de modification

    BY-ND

    Paternité - Pas d'Utilisation Commerciale - Pas de Modification

    BY-NC-ND

    Paternité - Pas d'Utilisation Commerciale

    BY-NC

    Paternité - Pas d'Utilisation Commerciale - Partage des Conditions Initiales à l'Identique

    BY-NC-SA

    Paternité - Partage des Conditions Initiales à l'Identique

    BY-SA

Signification de chaque option :

  • Paternité – BY : l'oeuvre peut être librement utilisée, à la condition de l'attribuer à son l'auteur en citant son nom.

  • Pas d'Utilisation Commerciale – NC : le titulaire de droits peut autoriser tous les types d'utilisation ou au contraire restreindre aux utilisations non commerciales (les utilisations commerciales restant soumises à son autorisation).

  • Pas de Modification – ND : le titulaire de droits peut continuer à réserver la faculté de réaliser des oeuvres de type dérivées ou au contraire autoriser à l'avance les modifications, traductions...

  • Partage à l'Identique des Conditions Initiales – SA : à la possibilité d'autoriser à l'avance les modifications, se superpose l'obligation pour les oeuvres dites dérivées d'être proposées au public avec les mêmes libertés (sous les mêmes options Creative Commons) que l'oeuvre originaire.

Yves Miezan Ezo
Club des Hommes et femmes d'Affaires du Libre en Afrique (CHALA),
Vice président de Isoc France (Chapitre français de l'Internet Society)
Ce présent article est lui-même sous licence Creative Commons BY-NC-SA.
http://creativecommons.org/licenses/by-nc-sa/2.0/fr/

Quelques sites de référence

- http://www.unesco.org/new/fr/communication-and-information/access-to-knowledge/open-educational-resources/
- http://oerwiki.iiep.unesco.org/index.php/Main_Page
- http://oerwiki.iiep.unesco.org/index.php/OER:_the_Way_Forward/Collaborative_work_on_translations/French_Version
- http://fr.wikipedia.org/wiki/Ressources_éducatives_libres
- http://fr.creativecommons.org/
- http://miezanezo.blogspot.com/2009/08/avec-lopensource-les-libertes-et-la.html
___________________
Association EPI
Juin 2011

AccueilLinux et Logiciels libresArticles

Le CHALA remercie Solutions Linux 2011 et ses visiteurs

Le CHALA a participé au plus grand rendez vous européen dédié aux technologies Linux et OpenSource, Solutions Linux. L'édition 2011 du salon s'est tenue au CNIT de la Défense.

Participant à la table ronde : Quelle politique publique en matière de logiciel libre ? j'ai eu la chance d'évoluer, sous l'orchestration de Frédéric COUCHET, Délégué Général de l'APRIL et Benjamin JEAN, Expert juridique open source, avec Thierry Aymé de la DGFIP, François ELIE, Président, ADDULACT, Jean-Christophe FRACHET, Responsable TIC du Conseil Général de l'Essonne, François LETTELIER , Consultant Indépendant.

L’objectif de cette table ronde était d’aborder les leviers d’action et les points de blocages juridiques et politiques en matière de logiciel libre. Le débat n’est plus aujourd’hui sur pourquoi et comment utiliser les logiciels libres, mais sur pourquoi et comment le favoriser ! Réflexion politique d’abord, à chaque niveau, afin de réduire, pérenniser et mutualiser les investissements : ce n’est pas un hasard si de plus en plus d’administrations font de l’emploi des Logiciels Libres un objectif à atteindre (Pays-Bas, Équateur, Brésil, Extramaduria, Piémont, etc.) et si de grands groupes orientent leur politique en faveur de ces mêmes logiciels afin de ré-internaliser leurs développements.

Accompagné de Christian Roland, Président du CHALA, nous avons pu avoir des échanges fructeux avec notamment SYSTEMATIC, le pôle de compétence de la Région Ile de France, PLOSS, le réseau des professionnels de l'OpenSource pour l'Ile de France, le Secrétaire d'Etat à l'Economie Numérique, Monsieur GAALOUL, et les estimés Professeurs Mohammed Said OUERGHI et Georges Louis BARON

Carnet de l'atelier international des e-jumelages Apréli@

Coopération décentralisée : l'association Apréli@ démarre son projet de « e-jumelages » entre écoles de France et d'Afrique

Pour lire la dépêche - http://www.aprelia.org/index.php?option=com_content&view=article&catid=57&id=780&Itemid=62

Dépêche n° 147912 © Copyright AEF - 1998/2011 - 35

Conformément au code sur la propriété intellectuelle, toute reproduction ou transmission, de cette dépêche est strictement interdite, sauf accord formel de AEF.

Dépêche n°147912

Lancement des ateliers de production de ressources éducatives libres africaines à Dakar



Le CHALA, par l'intermédiaire de son secrétaire général, Yves Miezan Ezo, participera au lancement des ateliers de production de ressources éducatives libres africaines, du 05 au 07 avril prochains, à l'Université Cheick Anta Diop de Dakar (Sénégal).

Organisé par le réseau Apréli@, la ville de Saint-Maur des Fossés (France) et Ziguinchor (Sénégal), sa ville jumelée, cet atelier permettra le démarrage en mai de la phase expérimentale dans les écoles pilotes, africaines et françaises. Ouvert par Monsieur le Ministre Kalidou Diallo, Président de la CONFEMEN (Conférence des Ministres de l’Education de la Francophonie), il réunira des enseignants, des formateurs d’enseignants, des chercheurs en éducation, des responsables pédagogiques et administratifs, des élus locaux, des représentants des parents d’élèves, des syndicats, des comités de gestion des écoles, des entreprises, des partenaires nationaux et internationaux.

Volet majeur de l’initiative Reli@ (Ressources éducatives libres pour instituteurs @fricains), le projet d’e-jumelages d’Apréli@ vise à renouveler, dynamiser et accroître l’impact éducatif des jumelages scolaires grâce aux TICE (Technologies de l’Information et de la Communication pour l’Education), en favorisant la production de Ressources libres (REL) endogènes.
S’inscrivant dans une démarche de changement systémique, il vise à créer un modèle durable, construit en faisant jouer la coopération décentralisée entre municipalités, pour appropriation par les municipalités africaines, qui pourront également le mettre à profit pour faciliter des échanges entre écoles et villes africaines, dans une perspective d’intégration interafricaine.
Le projet entend donc favoriser des attitudes de partage, de coopération, d’entraide et de solidarité, c’est -à-dire une transformation individuelle et sociale gage de développement humain et social durable.
Il est suivi et évalué par la recherche internationale en intégration pédagogique des TICE, pour modélisation, transposition et adaptation à différents contextes, dans le respect des curricula.

Partant du Sénégal, le projet d’e-jumelages éducatifs impliquera dès la rentrée 2011 l’ensemble du réseau Apréli@, soit à ce jour : Burkina Faso, Cameroun, Côte D’ivoire, Guinée, Madagascar, Mali, Togo et Sénégal.

Cet atelier s’inscrit dans la continuité du 1er atelier inter africain de partage d'expériences et d’élaboration de ressources pédagogiques numériques libres d’octobre 2008, également tenu à la FASTEF ; il avait alors émis un
appel pour la production panafricaine de ressources éducatives libres.

Partenaires de l’atelier :


Yves Miezan Ezo conduira les ateliers au titre du CHALA, de Smile Training, l'OpenSource en mouvement dont il est le Directeur, et d'Apreli@, dont il est membre du bureau, en charge de l'économie solidaire et des relations avec les entreprises.

Le CHALA à Solutions Linux 2011

Cette année encore, le CHALA participera au plus grand rendez vous européen dédié aux technologies Linux et OpenSource, Solutions Linux. La 12ème édition du salon Solutions Linux/Open Source confirme le tournant pris l’an passé grâce aux changements et la maturité de l’offre Open Source.

250 exposants accueilleront près de 10 000 visiteurs, venus aborder l’ensemble des thématiques sous un angle aussi bien économique, business que technologique : Cloud Computing, Mobilité, BI, Network Management, Interopérabilité, CMS, Sécurité, Temps Réel, Collaboratif, Web Services, Datacenter, Virtualisation,...


Le CHALA, par la voix de Yves Miezan Ezo, son secrétaire général, prendra part à la table ronde : Quelle politique publique en matière de logiciel libre ?

L’objectif de cette table ronde est d’aborder les leviers d’action et les points de blocages juridiques et politiques en matière de logiciel libre. Le débat n’est plus aujourd’hui sur pourquoi et comment utiliser les logiciels libres, mais sur pourquoi et comment le favoriser ! Réflexion politique d’abord, à chaque niveau, afin de réduire, pérenniser et mutualiser les investissements : ce n’est pas un hasard si de plus en plus d’administrations font de l’emploi des Logiciels Libres un objectif à atteindre (Pays-Bas, Équateur, Brésil, Extramaduria, Piémont, etc.) et si de grands groupes orientent

leur politique en faveur de ces mêmes logiciels afin de ré-internaliser leurs développements.
Réflexion juridique ensuite pour accompagner et construire ces politiques dans un environnement légal encore peu adapté et très rigide : que ce soit pour répondre à l’intérêt croissant en faveur du Logiciel libre dans les marchés publics ou à l’organisation conséquentes de systèmes collaboratifs autour de ces mêmes logiciels.
La réflexion sera agrémentée par de nombreux cas concrets, politiques et juridiques, qui illustreront les échanges.

Animateur : Frédéric COUCHET, Délégué Général, APRIL ; Benjamin JEAN, Expert juridique open source


Intervenants : Un représentant de la DGFIP ; François ELIE, Président, ADDULACT ; Jean-Christophe FRACHET,

Responsable TIC, Conseil Général du 91 (en attente de confirmation) ; François Letellier , Consultant Indépendant ;
Yves Miezan Ezo , Secrétaire Géneral, CHALA


Atelier international de lancement de la production des ressources des e-jumelages éducatifs francophones du réseau Apréli@

Organisé par le réseau Apréli@, la ville de Saint-Maur des Fossés (France) et Ziguinchor (Sénégal), sa ville jumelée, cet atelier permettra le démarrage en mai de la phase expérimentale dans les écoles pilotes, africaines et françaises. Ouvert par Monsieur le Ministre Kalidou Diallo, Président de la CONFEMEN (Conférence des Ministres de l’Education de la Francophonie), il réunira des enseignants, des formateurs d’enseignants, des chercheurs en éducation, des responsables pédagogiques et administratifs, des élus locaux, des représentants des parents d’élèves, des syndicats, des comités de gestion des écoles, des entreprises, des partenaires nationaux et internationaux.

Volet majeur de l’initiative Reli@ (Ressources éducatives libres pour instituteurs @fricains), le projet d’e-jumelages d’Apréli@ vise à renouveler, dynamiser et accroître l’impact éducatif des jumelages scolaires grâce aux TICE (Technologies de l’Information et de la Communication pour l’Education), en favorisant la production de Ressources libres (REL) endogènes.
S’inscrivant dans une démarche de changement systémique, il vise à créer un modèle durable, construit en faisant jouer la coopération décentralisée entre municipalités, pour appropriation par les municipalités africaines, qui pourront également le mettre à profit pour faciliter des échanges entre écoles et villes africaines, dans une perspective d’intégration interafricaine.
Le projet entend donc favoriser des attitudes de partage, de coopération, d’entraide et de solidarité, c’est -à-dire une transformation individuelle et sociale gage de développement humain et social durable.
Il est suivi et évalué par la recherche internationale en intégration pédagogique des TICE, pour modélisation, transposition et adaptation à différents contextes, dans le respect des curricula.

Partant du Sénégal, le projet d’e-jumelages éducatifs impliquera dès la rentrée 2011 l’ensemble du réseau Apréli@, soit à ce jour : Burkina Faso, Cameroun, Côte D’ivoire, Guinée, Madagascar, Mali, Togo et Sénégal.

Cet atelier s’inscrit dans la continuité du 1er atelier inter africain de partage d'expériences et d’élaboration de ressources pédagogiques numériques libres d’octobre 2008, également tenu à la FASTEF ; il avait alors émis un
appel pour la production panafricaine de ressources éducatives libres.


Ozoir la Ferrière, France, le
jeudi 24 mars 2011

Partenaires de l’atelier :

Ecole numérique : vers des partenariats plus équilibrés



Article repris du site :

http://www.localtis.info/cs/ContentServer?pagename=Localtis/LOCActu/ArticleActualite&jid=1250261400231&cid=1250261389216


TicePublié le lundi 14 mars 2011

Tice

© X.Rossi / REA

Le développement des technologie de l'information et de la communication dans l'enseignement (Tice) est resté longtemps entravé par une vision stricte du partage des compétences : aux villes, départements et régions, le financement des matériels et locaux ; à l'Etat, la responsabilité des contenus pédagogiques et de la formation des enseignants. Le souci d'une meilleure efficacité budgétaire, d'une part, et de la réussite des enfants, d'autre part, semble faire enfin bouger les lignes... Etat des lieux, à l'approche des Rencontres de l'Orme.

"Une dynamique nouvelle est en train de naître entre les villes et l'Education nationale", estime Pascale Luciani-Boyer, maire-adjointe déléguée à l'accueil de l'enfant, à la famille et aux nouvelles technologies de Saint-Maur-des-Fossés (80.000 habitants, Val-de-Marne). "Jusqu'à présent, les collectivités communiquaient autour des sommes investies dans l'équipement informatique et réseau – nous le constatons encore actuellement à l'occasion des élections cantonales – sans trop s'interroger sur la pertinence de ces budgets, sur l'utilisation réelle ou supposée des matériels ni surtout sur l'impact de ces nouveaux ordinateurs ou tableaux blancs interactifs (TBI) pour la réussite éducative des élèves", poursuit l'élue locale, s'exprimant à l'occasion de la présentation du programme des Rencontres de l'Orme, qui réuniront spécialistes de l'éducation et du numérique les 23 et 24 mars prochains à Marseille - rencontres auxquelles elle participera. Et celle qui préside également la commission TIC (technologie de l'information et la communication) reconnaît, non sans une certaine hardiesse, que, dans sa ville où elle mène pourtant une politique volontaire d'appropriation des usages, il reste encore au moins un TBI "bien emballé" dans l'une des 40 écoles élémentaires... A l'Association des maires de France (AMF), le constat est désormais quantifié : "Le taux d'utilisation se situe en moyenne entre 10 et 30%, sauf dans les villes pilotes" (Limoges, Besançon, Elancourt, Issy-les-Moulineaux, pour ne citer que les plus connues). Conséquence, une deuxième démarche est désormais en train de se développer un peu partout sur le territoire. Les élus s'interrogent plus souvent sur : "A quoi ça sert ? Comment ça sert ? Ai-je bien fait d'investir dans tel ou tel matériel ?"

Observatoire des usages

Preuve des rapprochements de plus en plus effectifs sur le terrain entre les responsables des villes et les équipes académiques, la commune de Saint-Maur vient de signer un partenariat de recherche-action avec l'université René Descartes–La Sorbonne et le ministère de l'Education, placé sous "le haut-patronage de l'AMF". Son objet : mettre en place un Observatoire des pratiques pédagogiques innovantes et des usages du multimédia (Oppidum). Cette étude scientifique vise notamment à permettre au décideur public local de "fonder ses choix d'équipement et de suivi des dispositifs d'école numérique". Pour cela, les chercheurs et doctorants de l'équipe du professeur Georges-Louis Baron vont analyser les points de vue de tous les acteurs locaux intéressés : les enseignants, les élèves, les parents et toute structure associée étroitement à l'école (services d'animation péri ou parascolaires, associations de soutien, direction de l'éducation des villes, etc.). L'intervention s'effectuera en deux phases : une étude exploratoire de faisabilité (prévue jusqu'à juin ou septembre prochain) puis une recherche de conception d'un dispositif collaboratif de suivi et de prospective. Douze écoles de la ville ont été retenues : "il s'agit d'un échantillon contrasté et non représentatif", souligne Pascale Luciani-Boyer. La ville y consacre un budget de 40.000 euros par an sur deux ans. L'ensemble des parents des autres écoles de Saint-Maur est aussi invité à participer à l'opération via la mise en place d'un réseau social. "Aussi simple que Twitter et à accès restreint comme Facebook", selon la maire-adjointe, leminiréseau.fr va servir d'outils "de proximité des parents d'élèves scolarisés de la maternelle au lycée". En outre, d'autres villes pourraient être invitées à partager le processus du laboratoire de recherche "afin de conforter les résultats à venir et mutualiser les moyens". La ville de Bordeaux, qui se lance dans la généralisation des TBI dans ses écoles, serait intéressée. Elle organise d'ailleurs, avec l'inspection académique de la Gironde, une journée consacrée à l'e-éducation, le 23 mars, dans le cadre de sa "Semaine digitale".

Espace numérique de travail (ENT) en primaire

Autre sujet au coeur de l'approfondissement des partenariats entre collectivités locales et Education nationale, la mise en place des ENT. Un accord de coopération pour le déploiement d'un ENT premier degré en Ile-de-France est en projet. Il réunit l'AMF, l'Association des maires d'Ile-deFrance (Amif), le ministère et le rectorat de Créteil, en collaboration avec l'Association des maires ruraux (AMRF) et l'agence régionale de la société de l'information en Ile-de-France (Artesi). "L'ENT à l'école primaire est encore plus impactant sur le territoire d'une commune qu'à l'échelle d'un département ou d'une région car, dans une ville, le parent d'élève peut s'adresser directement au maire alors qu'il va rarement voir le président du conseil général ou régional", justifie Pascale Luciani-Boyer. L'idée est donc d'établir "une charte commune" non pas pour retenir un outil à déployer dans toutes les villes des départements couverts par la rectorat (77, 93 et 94) mais plutôt d'en redéfinir les grandes fonctions spécifiques au primaire. "Des enjeux n'ont pas été traités au niveau des ENT secondaires, tels que le suivi des activités périscolaires ou de l'accompagnement aux devoirs, par exemple", avance l'élue, également porte-parole de l'AMF sur les sujets éducation et TIC. La réflexion pourrait aussi aboutir à un projet de mutualisation "car toutes les villes n'ont pas forcément les moyens de se payer un ENT". Cet accord de coopération serait encore en recherche de financement. La Caisse des Dépôts aurait notamment été sollicitée. Ne pourrait-il pas s'inscrire dans le cadre de l'appel à projet national e-éducation puisqu'il semble trop local pour décrocher des financements européens ?
Dernier projet, "puisque nous apprenons tous actuellement à adapter des ressources pédagogiques francophones, pourquoi ne pas favoriser les collaborations entre enseignants des deux côtés de la Méditerranée ?", s'interroge Pascale Luciani-Boyer. Avec l'association pour la promotion des ressources éducatives libres africaines (Apreli@), un projet de e-jumelage devrait aboutir à Dakar (Sénégal), sous l'égide de l'AMF.

Efforts croissants des collectivités

"Nous notons effectivement une intervention croissante des collectivités locales, et le basculement remonte seulement à un ou deux ans", commente Jean-Yves Capul. Mais le responsable de la sous-direction du développement numérique du ministère reste toujours prudent sur le plan matériel. Il rappelle les décisions de généralisation des ENT de la région Picardie, la semaine dernière, et les études en cours en Aquitaine. "Et puis les collectivités n'équipent pas seulement les classes de TBI - ces dispositifs collectifs qui permettent de maintenir un enseignement frontal -, mais équipent aussi les élèves individuellement", souligne le sous-directeur, glissant sur les questions pédagogiques. Malgré les difficultés financières, des départements, comme la Corrèze, équipent massivement leurs collégiens en tablettes tactiles, ou annoncent des "investissements impressionnants" comme dans le Val-de-Marne ou la Seine-Saint-Denis. Les villes "sautent le pas également", entraînées notamment par la volonté de suivre le plan Ecole numérique rurale (ENR). Enfin, l'expérimentation de manuels numériques scolaires devrait s'étendre aux élèves de 4e, suite à évaluation, dès la rentrée prochaine, alors qu'elle touche déjà 21 départements, 69 collèges, plus de 15.000 élèves et 1.000 enseignants.
Sous les efforts conjugués et, semble-t-il, mieux partagés de l'Education nationale et des collectivités, la "nouvelle révolution numérique" semble bel et bien engagée à l'école. Il faut dire que les dernières innovations, à l'exemple des iPad, brouillent de plus en plus les frontières entre matériels et services, entre ressources en ligne et contenus partagés, entre usages pédagogiques et culture de la vie courante.

Luc Derriano / EVS

Une année qui s'achève

Whaouh ! 2010 aura été une année particulière, riche en événements de tout genre, laissant des traces par-ci, des œdèmes par là, des rires déprimants et larmes enchantées et beaucoup de fierté.

Avec le CHALA, l'ISOC, Apreli@, mes activités associatives m'auront porté ci et là. J'aurai animé, donné, présidé bon nombre de conférences à travers le Web ; Au fil des mois, quelques événements marquants :

  • Janvier : Vie privée Vie publique au tr@vail – Université Paris Dauphine

  • Février : Oups, I did It : I clearly wanna go outside

  • Mars : Le libre et la relance économique, au delà de la question du coût – Solutions Linux

  • Avril : "Accelerating and promoting the use of FOSS in Africa" – FOSS Convention – Afrique du Sud

  • Avril : Hey, breathing ! At least but clearly not the last

  • Mai : Modèles économiques des SSLL et portabilité sur le continent africain – Mali

  • Mai : Divine Doudouce

  • Mai : Hum, breath is more expensive than thought

  • Mai : La lutte contre la fracture numérique dans le monde, préalable à la liberté d’expression – Web Diversity

  • Juillet : How about taking some oxigen ?

  • Juillet : L’OpenSource a la rencontre des objectifs du Millénaire — Les Logiciels Libres au service du programme Éducation pour Tous de l’Unesco – RMLL

  • Juillet : Libre et solidarité numérique, coopération avec l’Afrique – RMLL

  • Juillet : Oh shout ! I shot the sherif but it was a self defense

  • Octobre : The Internet and FOSS : Applications and Challenges for Africa– Forum de la Gouvernance Internet - Lithuanie

  • Octobre : Why Women matter - OpenWorld Forum
  • Novembre : Sankoré or not Sankoré ?

  • Novembre : Forum des décideurs du Numérique : Ecole de demain, de la craie à la souris avec le député Fourgous

  • Novembre : Aho ! C'est arrivé là bas ? On dit de laisser ça hein !!!
  • Décembre : Co-Innovation et Logiciels Libres au Salon de la Recherche Orange Labs - France

  • Décembre : Grand Forum Francophone pour la Recherche et l’-Innovation - Dakar Sénégal : Économie de la connaissance et valorisation par le Libre Comment optimiser le transfert de connaissance par une pratique coopérative et ouverte ?

  • Décembre : Tout est gnagami ! Lets go back to work ! Ain't no more enjoy

Et oui, beaucoup de conférences, d'ateliers, de miles, d'expertise, agrémentés de joies, de claques, des larmes enfouies...

Ce que je retiens néanmoins, ce sont les rires, l'affection débordante, l'amitié et la fidélité ! Les anciens, nos parents, gurus, coach ou grands frères nous diront "c'est la vie"...J'ai sorti le champagne pour enterrer 2010 et célébrer 2011 ! Avis aux soiffards

TIC pour le développement : document de plaidoyer Burkina ntic

Source : Reprise du site Apreli@.org

Burkina-ntic : Du partage d’informations sur les TIC vers un vaste réseau de compétences au Burkina Faso, publication coordonnée par Yam Pukri

Yam Pukri est une association pionnière dans le domaine des nouvelles technologies pour le développement au Burkina Faso. Elle entreprend depuis 1997 des travaux dans le domaine de la formation, de l’information, de l’appui-conseil dans le domaine des TIC pour le développement.

Elle est membre de plusieurs réseaux de recherches sur le thème de TIC pour le développement. Elle participe de ce fait à de nombreux travaux de recherches de niveau universitaire.

Yam Pukri coordonne le réseau Burkina-ntic depuis 2002. Ce programme a permis de créer des groupes de réflexion thématiques (agriculture, éducation gouvernance, genre, cybercentres communautaires…) et certaines se sont transformées en réseau indépendant. Le travail d’extension du réseau se poursuit à travers la prise en compte de nouvelles thématiques et des besoins des membres.
Document de plaidoyer : Burkina NTIC 2002-2010 New_livret121.pdf - 2 MB, application/pdf

Préparez une rentrée OpenSource


Evoluer au rythme du Web


[21/12/2010]

Du 03 janvier au 14 février 2011, Smile Training offre 25% de remise sur l'ensemble de son catalogue 2011.

Smile Training, l'Open Source en mouvement, propose un catalogue 2011 dédié aux technologies et solutions Open Source que nous déployons régulièrement, en France, en Espagne, au Benelux, en Ukraine, au Maroc, ....

Cette année, en plus des 30 modules que vous découvrirez dans ces pages, Smile Training vous propose de coller au plus près de l'actualité informatique, avec des stages sur le Web 2.0 et les Réseaux Sociaux, les plate-formes d'intégration continue (PIC) et l'expertise JEE avec Maven et Hibernate.

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Pour tout renseignement ou inscription : Yves Miezan Ezo
Téléphone : 01 41 40 59 69
Mail : training@smile.fr

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Forum des Décideurs de l'Education Numérique

J'ai eu, aujourd'hui 18 novembre 2010, la chance d'être invité au Forum des Décideurs de l'Education Numérique organisé sous la thématique "Le numérique dans la politique des savoirs : de la craie à la souris"




Sous le haut patronage de Mme Valérie Pecresse et de M. Luc Chatel, tous deux Ministres, des invités de haut rang ont débattu sur différents sujets :
  • E-éducation : Etat des lieux, limites et perspectives avec notamment Jean-Michel FOURGOUS, Député des Yvelines, maire d'Elancourt (78), auteur du rapport "Réussir l'école numérique" , Joël BOISSIERE, responsable e-éducation, département développement numérique des territoires de la Caisse des Dépôts, Thierry de VULPILLIERES, Directeur des Partenariats Education de Microsoft France, Richard RAMOS, Directeur Général de SMART Technologies France, Guy MAMOU-MANI, Président de Syntec Numérique et Yves ROME, Président du conseil général de l'Oise
  • Gouvernance et modalités de déploiement au service d’une école numérique efficace dans les territoires avec l'Association des Maires Ruraux de France, Sébastien BRULE, Responsable du service Education/Recherche de HP France, Anne CAPIAUX, Maire-Adjointe déléguée aux Nouvelles Technologies, à l'Innovation et à la Modernisation du Service Public de la ville d'Elancourt, Jean-Michel LECLERCQ, responsable du programme Cyber-Base école de la Caisse des Dépôts, ma très chère Pascale LUCIANI-BOYER, Présidente de la commission Education/TIC, AMIF - Association des Maires d'Ile de France et Hélène MARCHI, Directrice Education de Intel France
  • Comment le numérique peut-il transformer les universités françaises en pôles d’excellence avec Alain-Marie BASSY, Inspecteur général de l’administration de l’éducation nationale et de la recherche (IGAENR), Ministère de l’Education nationale, Ministère de l’Enseignement supérieur et de la Recherche, Catherine MONGENET, vice-présidente Politique Numérique et Systèmes d’Information de l'Université de Strasbourg
Et Alain MADELIN, ancien Ministre, porteur notamment du projet Sankoré, éducation numérique pour tous auquel je participe en auditeur.

Le Rapport de la mission parlementaire de Jean-Michel Fourgous, "Réussir l’école numérique" est disponible au lien suivant : http://lesrapports.ladocumentationfrancaise.fr/BRP/104000080/0000.pdf

En résumé, toute la matinée, il aura été question de partage, de communauté d'enseignants, de contribution... dans le cadre de programmes éducatifs numériques de demain, avec Microsoft, HP, Smart et que sais-je, sans qu'aucune philosophie du logiciel libre et de l'OpenSource ne soit jamais abordée.

Finalement, à 12h30, alors que les estomacs criaient gargouille, le Professeur Gilbert Touzot, de l'UNIT (Université Numérique nationale Ingénierie et Technologie) fait mention de logiciel OpenSource ! Amen !

En évoquant ces aspects avec le député Fourgous, lui spécifiant que l'utilisation d'un vocabulaire volontairement ouvert devait, de fait, engendrer le comportement éponyme, je lui proposai en ce sens les services de Smile Training, et notamment l'expertise en matière de Ressources Educatives Libres.

Nous nous quittons sur une note plus que positive ... La suite au prochain épisode !

Vers des systèmes d’éducation et de formation au service du développement durable de l’Afrique

La Triennale 2011 de l’ADEA

Vers des systèmes d’éducation et de formation au service du développement durable de l’Afrique

La Triennale 2011 se déroulera à Ouagadougou, au Burkina Faso, début décembre 2011. Placée sous le haut patronage du président du Burkina Faso, elle sera ouverte par le président de la République du Burkina Faso et un autre chef d’Etat africain. Quelque 800 participants sont attendus.
Le réseau Apréli@ est partenaire de la triennale et participe activement aux réflexions et activités du thème transversal TICE au service du développement durable de l'éducation et de la formation en Afrique. Le réseau Apréli@ propose quatre études et recherche-actions participatives, associant toutes les composantes de la société avec des partenaires nationaux et internationaux, du Sud et du Nord.

Organisée par l’ADEA, la Biennale de l’éducation et de la formation en Afrique, qui s’est transformée
en Triennale depuis 2008, est l’événement éducatif le plus important de la région, tant au niveau de la
participation – plus de 600 personnes ont participé à la dernière Biennale de Maputo, dont quelque
soixante ministres – que de la teneur des discussions, qui sont ancrées dans un solide travail de
recherche et de concertation entre les acteurs de l’éducation et de la formation.
Les ministres de l’éducation et de la formation de tous les pays d’Afrique participent à ce grand
événement, ainsi que les partenaires au développement bilatéraux et multilatéraux, les fondations, les
réseaux de recherche, les ONG, OSC, universitaires, chercheurs et praticiens du domaine.
Pour la Triennale 2011, qui portera sur le thème de l’éducation et de la formation pour le
développement durable de l’Afrique, de nombreux autres acteurs allant au-delà du secteur de
l’éducation et de la formation seront conviés et impliqués dans les travaux préparatoires : des jeunes,
des représentants du secteur privé, de la société civile, des secteurs de la santé, de l’environnement, de
l’agriculture, des ministères des finances, de l’emploi, du développement rural, etc.


La Triennale 2011 se déroulera à Ouagadougou, au Burkina Faso, début décembre 2011. Placée sous
le haut patronage du président du Burkina Faso, elle sera ouverte par le président de la République du
Burkina Faso et un autre chef d’Etat africain. Quelque 800 participants sont attendus.


La Triennale 2011 : éduquer et former pour le développement durable


La Triennale 2011 de l’ADEA a pour objectif de promouvoir les connaissances, compétences et
qualifications critiques susceptibles de relever le défi du développement durable de l’Afrique et, dans
ce contexte, de mobiliser l’ensemble des responsables politiques, économiques et sociaux autour de la
nécessité de concevoir et d’édifier des systèmes d’éducation et de formation efficaces et pertinents.
Le thème de la Triennale 2011 est le suivant : « Promouvoir les connaissances, compétences et
qualifications critiques pour le développement durable de l’Afrique: comment édifier/concevoir une
réponse efficace des systèmes d’éducation et de formation ? »
La question à laquelle la Triennale devra répondre peut se formuler comme suit : « Comment les pays
africains peuvent-ils concevoir et mettre en oeuvre dans les contextes actuels et futurs des réformes et
des innovations transformant les systèmes d’éducation et de formation de manière à ce que ceux-ci
produisent efficacement une masse de compétences critiques pour le développement durable ? »
La réponse à cette question suppose que les systèmes en place changent de paradigme et évoluent,
entre autres, du concept de connaissance à celui de connaissance et de compétence, du concept
d’enseignement à celui d’apprentissage ou encore du concept de système basé sur l’offre à celui de
système basé sur la réponse à la demande. Elle exige de reprendre à la base des interrogations
fondamentales telles que :


-Quoi apprendre ?
-Comment apprendre ?
-En vue de quoi ?
-Pour quelle utilité, utilisation et impact ?


Pour relever les défis du thème qu’elle énonce, la Triennale devra permettre d’articuler l’éducation et
la formation à un projet de transformation sociale qui visera à former une masse critique de citoyens à
trois niveaux :
-des citoyens non seulement informés et formés, mais, surtout, capables de mobiliser leurs
acquis pour opérer les transformations économiques, sociales, culturelles et politiques posées
à l'ordre du jour du développement durable ;
- des travailleurs disposant de compétences professionnelles qui valorisent le potentiel et les
atouts spécifiques de développement des différents pays africains, élèvent la productivité du
travail et la croissance économique, notamment à travers l'intégration des nouvelles
technologies ;
- des ressources humaines hautement qualifiées pouvant assurer la production endogène de
connaissances scientifiques et d'innovations technologiques et offrant à l’Afrique la capacité
de développer des économies et des sociétés basées sur le savoir qu’exige la mondialisation en
cours.


Ces trois niveaux constitueront les trois sous-thèmes qui seront développés par la Triennale, en
fonction des compétences correspondantes à développer par les systèmes éducatifs et de formation, en
articulation avec les missions majeures qui leurs sont confiées :
1. Le socle commun de compétences pour un apprentissage tout au long de la vie.
2. Le développement de compétences techniques et professionnelles (DCTP) pour une croissance
socio-économique et un apprentissage tout au long de la vie.
3. Le développement, tout au long de la vie, des compétences scientifiques et techniques pour
une intégration réussie de l’Afrique dans le contexte de la mondialisation.


A travers ces trois sous-thèmes, un ensemble de questions transversales seront également traitées
dont : l’intégration à tous niveaux de l’apprentissage tout au long de la vie ; le développement des
connaissances et des compétences dans les plans stratégiques nationaux ; les réformes des dispositifs
d’éducation et de formation afin de favoriser l’acquisition de compétences critiques ; l’utilisation des
technologies de l’information et de la communication (TIC) pour renforcer les capacités de tous les
acteurs de l’éducation et de la formation ; la promotion de l’efficacité et de la pertinence des
apprentissages ; la validation et certification des compétences dans tous les secteurs et dispositifs ; la
promotion des partenariats divers ; les articulations étroites entre coût et financement, efficacité et
soutenabilité ; les liens indissociables entre efficacité, équité et genre ; le développement de
compétences de vie ; la promotion et la valorisation des valeurs humaines ; la construction et le
renforcement de la paix et de la solidarité dans les Etats fragiles ; l’intégration régionale et la
coopération dans les domaines du développement éducatif, professionnel, scientifique et technique.


Le lancement officiel de la Triennale 2011


Le lancement officiel de la Triennale aura lieu à Tunis, le 3 décembre 2010, à l’occasion de la 33ème
session du Comité directeur de l’ADEA. Il dévoilera le thème et marquera le coup d’envoi des travaux
préparatoires de la Triennale, environ un an avant la tenue de l’évènement à Ouagadougou. Le
lancement vise à mobiliser les membres de l’ADEA et un ensemble représentatif des partenaires clé
qui seront impliqués dans le processus de préparation de la Triennale. L’ADEA espère également
obtenir le soutien de partenaires financiers, nécessaire à la bonne conduite des travaux préparatoires et
à la réussite de la Triennale 2011.
Pour plus d’informations sur l’ADEA et sur la Triennale, veuillez contacter :
Thanh-Hoa Desruelles, Communication et relations presse, Secrétariat de l’ADEA, t.desruelles@afdb.orgCette adresse e-mail est protégée contre les robots des spammeurs, vous devez activer Javascript pour la voir.
Lauren Ventimiglia, point focal pour la Triennale 2011, l.ventimiglia@afdb.orgCette adresse e-mail est protégée contre les robots des spammeurs, vous devez activer Javascript pour la voir.


Association pour le développement de l’éducation en Afrique (ADEA)
13 avenue du Ghana, BP 323, 1002, Tunis Belvédère, Tunisie
tel : +216/ 71 10 39 86 - fax : +216/ 71 25 26 69 - mél : adea@afdb.orgCette adresse e-mail est protégée contre les robots des spammeurs, vous devez activer Javascript pour la voir.
Lancement de la Triennale 2011 de l’ADEA – 16 novembre 2010, ADEA

NB : le réseau Apréli@ est partenaire de la triennale et participe activement aux réflexions et activités du thème transversal TICE au service du développement durable de l'éducation et de la formation en Afrique. Le réseau Apréli@ propose quatre études et recherche-actions participatives, associant toutes les composantes de la société avec des partenaires nationaux et internationaux, du Sud et du Nord.

Emerginov by Orange Labs




Emerginov, qu’est ce que c’est ?


Emerginov est une plateforme de recherche académique créée par Orange Labs sous la forme
d’une compétition amicale de développement logiciel challengeant les étudiants locaux.
Les solutions Emerginov ont été présentées au Salon Orange Expo qui s’est tenu en mars dernier sur l’Ile Maurice.
Fort de son succès, le programme de recherche collaboratif s’exporte désormais au Sénégal et prendra son envol sous d'autres horizons.

Pour en savoir plus :

Économie de la connaissance et valorisation par le Libre

Atelier IV: Économie de la connaissance et valorisation par le Libre Comment optimiser le transfert de connaissance par une pratique coopérative et ouverte ?


Repris de http://efrardwiki.org/efrard2010/?page_id=54

Présidé par Yves MIEZAN EZO CHALA /FOSSFA animé par Benjamin JEAN (CJOS LINAGORA), Sophie GAUTIER, (OpenOffice.org), Morgan RICHOMME (Orange labs), Nathalie FOUTEL (UT1 – ENAC / juriste PI doctorante).

Mutualisation par le Libre : retour d’expériences

  • OpenOffice.org / Libre Office : l’historique du projet et la part importante des partenaires et contributeurs bénévoles
  • Expérience d’Orange Labs sur l’île Maurice : se servir du logiciel libre pour faciliter l’innovation
  • Mobiliser des communautés autour d’un projet de recherche: une perception spatiale tactile « étendue » jusqu’au mobile.
  • Quels apprentissages en retirer et quelles évolutions pour les organisations ?
  • Opérer un décloisonnement des barrières politiques, culturelles et même linguistiques. Echanges Nord / Sud, Sud /Sud
  • Opérer une déconcentration (géographique, décisionnelles, techniques, etc.). Étendre à moindres frais les innovations
  • Structurer et coordonner les échanges par les organisations internationales (l’exemple du CHALA et de FOSSFA ou l’émergence d’une coordination OpenSource africaine
  • Comment le juridique peut-il accompagner ces nouvelles pratiques ?
  • Organiser et sécuriser une collaboration saine (coopétition) entre établissements concurrents afin d’inciter chacun à contribuer
  • Valoriser par l’usage des licences libres
  • Accélérer, fluidifier/optimiser la diffusion des contenus par l’usage des licences libres

2ème Conférence Grand Forum Francophone pour la Recherche et l’Innovation à Dakar

2ème Conférence Grand Forum Francophone pour la Recherche et l’Innovation

” Mobilité virtuelle : Portails coopératifs & Usages novateurs des TIC “

Du 7 au 9 décembre 2010 à l’Université de Cheik Anta Diop (UCAD)


L’objectif des conférences EFRARD intitulées « Grand Forum Francophone pour la Recherche et l’Innovation » est double. Elles doivent permettre l’émergence des propositions et des résultats des recherches actuelles répondant aux impératifs de la nécessité d’une nouvelle approche de coopération entre états membres de la francophonie dans le domaine de la recherche, du développement et de l’innovation. Tout en inscrivant dans une perspective pluridisciplinaire, ces événements visent également à croiser différentes approches académiques sur la valeur ajoutée des TIC pour le renforcement de la coopération scientifique internationale, pilier de développement durable. Il s’agit d’un moment privilégié de rencontres, d’échanges et de concertation sur les principales problématiques liées au monde de la recherche et du développement (R&D). Elles s’adressent principalement aux chercheurs issus de tous les domaines disciplinaires autour des enjeux et des défis liés à la coopération scientifique internationale, au développement durable, à l’économie numérique, à la dynamique des réseaux sociaux à portée scientifique, au maintien et à la promotion du Français comme langue d’expression scientifique, au développement des technologies d’information et de communication plus durables.
Elles s’adressent aussi aux autorités publiques nationales, régionales et locales, aux start-ups, aux PME, aux universités, aux instituts de recherche et développement, aux organisations non gouvernementales et aux associations.
La première Conférence annuelle « Grand Forum Francophone pour la Recherche et l’Innovation » qui a eu lieu en Décembre 2009 à l’Université paris 8 a été un incroyable succès sur tous les points de vue malgré le caractère jeune de cette initiative. Cette manifestation scientifique a rassemblé aussi bien les doctorants, entrepreneurs que de membres du corps enseignant de 20 pays différents pour présenter leurs recherches et participer à des discussions sur ces recherches. Les meilleures présentations ont donné lieu à des vidéos de synthèse qu’on peut consulter sur ce site http://www.efrardwiki.org/conference/ .
A l’issue de cette première conférence EFRARD quelques recommandations et thématiques autour desquels s’orienteront les contributions et débats de cette conférence 2010 ont été retenues. Et parmi ces recommandations, la nécessité de la création d’une plate-forme communautaire qui serait un espace de réflexion, d’échanges et partages. Ainsi le réseau social EFRARD.NET vient d’ouvrir ses portes sur la toile. Ceux qui souhaitent y participer peuvent s’inscrire gratuitement sur ce site web http://www.reseau-social.org/efrard/.
« Grand Forum Francophone pour la Recherche et l’Innovation » 2010, qui aura pour thème « Mobilité virtuelle : Portails coopératifs & Usage novateur des TIC » souhaite explorer quelques aspects du préfixe « e- » qui renvoie à plusieurs notions connexes (mobilité, distance, temps, virtuel, numérique,..). « e- » considéré comme un accélérateur des échanges et de l’interaction par le biais des TIC. La mobilité virtuelle permet le décloisonnement des barrières géographiques, politiques, culturelles et même linguistiques. Prélat fondamental pour faciliter le transfert de connaissances et des technologies entre les différentes nations appartenant à une même organisation internationale comme la Francophonie. L’adoption des technologies de collaboration virtuelle s’intensifie de plus en plus au sein des organisations et sont susceptible de réduire des disparités aussi bien sociales qu’économiques. Ces pratiques nouvelles permettent un gain de temps considérable, des économies spectaculaires, de limiter les déplacements, les dépenses financières et énergétiques tout accélérant les échanges entre les différents types d’organisations aussi bien local, nationale qu’internationale.Dans un second temps la question qu’on est en droit de se poser face à cette pléthore d’offres d’outils collaboratifs virtuels sur le marché est de savoir si ces outils technologiques peuvent être considérés comme substitut aux échanges directs entre individus ? La collaboration virtuelle soulève aussi d’autres questions comme la « perte du signal », les usages innovants de la mobilité dans un contexte scientifique, les ressources mobilisables et bien d’autres aspects que nous éluciderons lors de ladite conférence.

Thématiques

Maintien et promotion du Français comme langue d’expression scientifique

  • e-Education
  • e-Collaboration
  • e-Participation
  • e-Insfrastructure
  • TICE

Coopération scientifique internationale et développement durable

  • e-Coopération
  • Réseaux sociaux et leurs impacts
  • e-Santé
  • Téléconférence
  • Développement des portails coopératifs

Innovation et technologies

  • Usages novateurs des TIC
  • Infrastructures électroniques
  • Web 2.0
  • Collaboration dans les environnements 3D
  • Collaboratoire

Économie numérique

  • Économie de la connaissance
  • e-Tourisme
  • eBusiness

Lutter contre les fractures numériques : l'éducation d'abord

Repris de http://evenementssolidarite.solidairesdumonde.org/

« Nous réaffirmons notre attachement au principe d’intégration : chacun, où qu’il se trouve, doit avoir les moyens de participer à la société mondiale de l’information et personne ne doit en être exclu. » C’est ainsi que le G8 il ya dix ans définissait sa volonté de lutter contre l’inégalité dans l’accès à Internet (G8 : Charte d’Okinawa sur la société mondiale de l’information, 2000).


internet%20penetration[1].jpgSujet d’un atelier lors de la journée de conférences Web Diversity du 21 mai 2010, la notion de fracture numérique ou «digital divide», en anglais, reste aujourd’hui d’actualité. Elle correspond au fossé qui existe entre ceux qui utilisent les potentialités des technologies de l’information et de la communication (dans un cadre personnel ou professionnel) et ceux qui n’y ont pas accès pour des raisons d'absence de moyens ou faute de compétences. Il existe une forte inégalité de l’accès à Internet entre le nord et le sud. La quasi-totalité des 2/3 du monde non-connecté vit dans les pays du sud. Une différence qui s’explique par le cout de l'investissement nécessaire des infrastructures à mettre en place mais aussi de l’absence de volonté politique des gouvernements…

Animé par Gérard Dantec, Président du Chapitre Français de l’Internet Society (ISOC France) cet atelier a réuni :

Jean-Pouly, directeur de l’Agence mondiale de la solidarité numérique
• Nadia Mordelet, vice-présidente Marketing et Business Développement d’Alcatel Lucent,
• Jean-Patrick Ehouman, président d’Akendewa-Barcamp Abidjan
• Yves Miezan-Ezo, administrateur ISOC France et membre du CHALA (club des Hommes et femmes d’Affaires du Libre en Afrique)
• et Albertine Meunier, de l’association Teatime et de l’atelier numérique au Mali « Toujours pas sages ».

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Lorsqu’ Evelyne Rogue sur son blog « Education Numérique, Informatique, Net Art… » titre un de ses articles « fracture(s) numérique(s) : un phénomène qu’il faut penser au pluriel», nous ne pouvons qu’abonder dans son sens. En effet, la fracture numérique résulte des fractures sociales produites par les inégalités sur les plans économique, politique, social, culturel, entre hommes et femmes, entre générations et zones géographiques… 3 dimensions de la fracture numérique peuvent alors être envisagées : l’accès physique lié aux infrastructures, la question de l’utilisation et celle de la qualité de l’utilisation.


La fracture technologique

Dans son intervention à Web Diversity, Nadia Mordelet, vice-présidente Marketing et Business Développement de l’équipementier en télécommunications Alcatel Lucent, a présenté le programme « Broadband for all » (le haut débit pour tous) d’Alcatel. Elle a donc tenu à aborder la question de la fracture technologique. Cette construction est confiée aux opérateurs privés (dans les pays du nord, le plus souvent, ces réseaux ont été financés grâce à l’impôt et au service public), qui se concentrent dans les zones urbaines où un équilibre économique est possible. En effet il est difficile de toucher les zones les plus pauvres et les zones rurales à faible densité, où la mise en place d’équipement n’est pas envisageable. Une des solutions proposées par le programme est la mise en place d’Internet Center (fixe ou mobile par l’intermédiaire de camionnette) permettant de régler le problème du manque d’équipement.


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La fracture liée à la formation

Au-delà d’avoir la possibilité d’accéder à Internet encore faut-il y avoir accès. Ces technologies nécessitent un apprentissage et un accompagnement dans leur utilisation. Le web reste également lié au monde de l’écrit (l’accès au web nécessite dans tous les cas la maitrise de l’écrit), à un univers anglophone puisque 45 % des pages sont en anglais et où les langues de civilisation orales sont particulièrement sous-représentées, mais aussi un monde multiculturel, en perpétuel mouvement et nécessitant de bonnes compétences technologiques.


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Taux d’alphabétisation dans le monde


La « net artist » Albertine Meunier, témoignait de ses deux expériences face à la fracture numérique : celle de l’âge avec son projet « Teatime with Albertine », atelier internet avec des femmes de plus de 77 ans et le programme « Toujours pas sages », atelier internet au Mali. Dans les deux cas, la lutte contre la fracture numérique passe par la volonté de privilégier l’expérience, l’initiative personnelle sans se focaliser sur les questions techniques. Avec Tea time with Albertine, quatre femmes de plus de 77 ans participent depuis plus de deux ans, et toutes les deux semaines, à un atelier animé par Albertine Meunier. Elles sont devenues, semble-t-il, très calées en innovations web : il suffit pour s’en convaincre de jeter un œil aux vidéos thématiques produites chaque semaine. Au-delà d’une simple formation permettant de combler une fracture liée à l’âge, il est bien plus question de plaisir et de partage, bref d’un esprit que chez Regards sur le web on aime bien.

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Edith en pleine action sur l’Ipad


Albertine Meunier décidément intenable puisqu’après avoir fait entrer 4 femmes de plus de 77 ans dans l’ère du web 2.0, elle s’est tournée vers Boukary Konaté et les « Toujours pas Sages » pour l’assister dans la mise en place d’un atelier web au Mali pour faire découvrir Internet aux villages Maliens et dans cyber-cafés de Bamako.


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Photo de Ibrahima Konaté par Boukary Konaté


La fracture liée à l’éducation à l’utilisation des ressources

Jean Pouly, Président de l’Agence mondiale de la solidarité numérique, lors de son intervention à Web Diversity, a mis en lumière le lien étroit qui existe entre la liberté de s’exprimer et la liberté de savoir, qui est au moins aussi liée à une contrainte : l’apprentissage. Pour J. Pouly nous nous sommes trop focalisés sur la question du déficit technique (équipements électrique et téléphonique) alors que l’éducation est au moins aussi importante. Une question qui devrait être au centre des politiques d’aide au développement des pays du nord comme la France. Et Jean Pouly d’appeler de ses vœux une éducation à un regard critique sur les medias pour lutter contre ce qu’il appelle une fracture numérique 2.0. Il s’agit d’intégrer dans ce concept de fracture numérique les possibilités ou non d’utiliser les nouvelles opportunités permises par le web en matière de commerce, de soins médicaux et d’e-administration, le télétravail voire les nouvelles formes de loisir.

Comme l’a rappelé Yves Miezan-Ezo de l’ISOC France, les logiciels open source doivent être envisagés sérieusement , il s'appuie sur un exemple de programme d’e-santé permis grâce à ce type de logiciel (comme Pilot Systems). Une façon efficace d’éliminer l’épineux problème du coût de l’acquisition à condition d’avoir permis le développement d’une vraie culture du choix permettant d’envisager l’open source comme une réelle alternative aux logiciels propriétaires.

Jean-Patrick Ehouman est ensuite intervenu pour nous faire part de son expérience d’entrepreneur du web à Abidjan et de son expérience de président de l’ONG Akendewa et d’organisateur de la première édition du Barcamp Abidjan. Il est revenu sur son souhait de dynamiser l'industrie les usages spécialisés de l'internet et du mobile en partant des acteurs du bas de la pyramide : startup, amateurs, passionnés, travailleurs indépendants, entrepreneurs… Il a également insisté sur le rôle primordial de sponsors. Et pour le dire avec J-F. Soupizet, auteur notamment de La fracture numérique Nord-Sud « C’est la moindre capacité à s’approprier les technologies d’information et de communication dans un contexte structurel d’innovations successives qui fait la différence. En fait, dans un monde qui se globalise, ce retard menace d’accentuer toutes les autres disparités et c’est la raison pour laquelle une attention particulière est portée à la fracture numérique » (source). Des personnalités comme Jean-Patrick Ehouman et l’ensemble des intervenants de l’atelier portaient tous une forte volonté de faire bouger les choses.


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Fracture(s) numérique(s) : un phénomène qu'il faut penser au pluriel

Fracture numérique vue par Vecam

3 questions à ...Jean Pouly

Formation "Toujours Pas Sages" à Internet dans les cyber-cafés à Bamako : quelques pensées !, par Claire Ulrich

Et lire l'article : « Comment les TIC redéfinissent les contours de notre société » sur le blog Regards sur le web.

Nous vous invitons à lire les autres comptes-rendus de la journée Web Diversity :

Vivre avec la censure, avec Julien Paiin (Les Observateurs, France 24), Laurent Giacobino (Internews Europe), Lucie Morillon (Internet et Libertés, Reporters sans Frontières) et Arache Adjani-Atai (Président de Move4Iran)

Le Web 2.0 au service de la solidarité : au delà du simple service... avec Thomas Hémery (Solidaires du monde), Elsa Caternet (Internews Europe), Claire Ulrich (Global Voices), Laure Drévillon 'One Heart Channel), Guillaume Desnoes (AiderDonner), Nathan Stern (Peuplade)

Journalisme partagé, pluralité et démocratie, avec Benoît Raphaël (Le Post), Alexandre Heully (Cafébabel.com), Amirouche Laïdi (Président du Club Averroès) et Christophe Ginisty (Président d'Internet sans Frontières)

Internet et liberté d'expression, avec Elsa Caternet (Internews Europe), Guillaume Desnoes (Co-fondateur de AiderDonner), Nathan Stern (Fondateur de Peuplade.fr), Laure Drévillon (Fondatrice et Présidente de One Heart Channel) et Claire Ulrich (Global Voices)

Web Diversity : les outils au service de l'action citoyenne militante, avec Alban Martin (Co-fondateur et Vice-Président du Social Media Club), Tangui Morlier (Co-fondateur de Regards Citoyens), Olivier Blondeau et Laurence Allard (Auteurs de « Devenir média. L'activisme sur Internet entre défection et expérimentation »)