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Bilan et présentations

Le Printemps du Libre, le think-tank des professionnels du Logiciel Libre et Open Source, s'est tenu le 9 mai dernier à la veille de Solutions Linux.

Il a accueilli plus de 60 participants, qui ont débattu librement de 13h30 jusqu'à 20h00. Le niveau des présentations et des échanges a été unanimement apprécié, et nous sommes résolus à monter un nouveau Printemps du Libre en 2012.

L'événement était co-organisé par

  • Le CNLL
  • Le Groupe Thématique Logiciel Libre (GTLL) du pôle Systematic
  • PLOSS, le réseau des acteurs du Logiciel Libre en Ile de France.

Les présentations sont disponibles ici:

Merci à tous les conférenciers, participants et sponsors, et à l'année prochaine !

Source : http://www.cnll.fr/news/apres-le-printemps

« Les dénumérisés du 21ème siècle » à l'Assemblée Nationale


Il est vrai que la révolution du Numérique a provoqué de profondes mutations dans la structure et l'accès à l'Information, mais fort est de constater qu'Internet est devenu un outil absolument incontournable de l'insertion, des relations sociales ou personnelles, ou encore de l'accès à des biens et services désormais théorique ment accessibles à tous comme l'emploi, la formation…

Photo internet



Néanmoins, un constat contradictoire émerge. En s'imposant transversalement dans tous les domaines de la vie quotidienne, les TICs ont permis de réduire certaines inégalités, tout en en créant de nouvelles.

En effet, les classes déjà défavorisées socialement, économiquement ou les séniors par exemple, ne peuvent pas se permettre de s'équiper correctement en matériel informatique ou en services associés et se trouve donc exclues, de facto, de la révolution numérique.

On observe à ce jour une triple fracture numérique : une fracture d'équipement informatique et d'accès à Internet, une fracture d'usage et de maîtrise des outils numériques, et une fracture 2.0 dans la création et l'utilisation des ressources du web.

L'objectif de ce 2ème colloque sera d'explorer les facteurs des différentes fractures numériques qui existent; d'en explorer les leviers et les sorties et de penser à de nouvelles pistes de réflexion pour faire des TIC de puissants outils d'inclusion sociale.


Le CHALA aura l'honneur et la joie, de participer à ce colloque organisé sous les *hauts-patronages d'Eric Besson, Ministre de l'Industrie, de l'Energie et de l'Economie numérique et de Roselyne Bachelot, Ministre des Solidarités et de la Cohésion sociale et en présence de M. Maurice Leroy, Ministre de la Ville,Mme Marie-Anne Montchamp Secrétaire d'Etat auprès de la
Ministre des Solidarités et de la Cohésion sociale, et de Mme Laure e la Raudière, Député d'Eure-et-Loir.

Cette manifestation a pour thème "*les visages de la citoyenneté à l'heure du Numérique", un point d'étape sur les différentes initiatives marquantes visant à contrer la fracture numérique par une politique engagée d'inclusion numérique" et enfin, un angle international de réflexion viendra clore les débats avec une table-ronde dédiée aux "nouvelles solidarités numériques Nord-Sud.

La solidarité numérique avec les pays en voie de développement sera donc un thème fort de cette manifestation, et dans ce cadre, le CHALA aura la joie d'y contribuer.

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Programme

Ouverture de cette 2ème Edition du colloque Internet Solidaire. Propos liminaires de Mme Marie-Anne Montchamp, Secrétaire d'Etat auprès de la Ministre des Solidarités et de la Cohésion sociale



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Mme Marie-Anne Montchamp, Secrétaire d'Etat auprès de la Ministre des Solidarités et de la Cohésion sociale




TABLE RONDE 1 : 9h15 - 10h30

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Animée par M. Patrice CARRE, Président du Conseil Scientifique, Décider Ensemble, Chef du département Relations Institutionnelles, Direction des Relations avec les Collectivités Locales, Orange



Les TIC ont investi tous les domaines de la vie quotidienne, et évidemment, la démocratie et l'exercice de la citoyenneté ne font pas exception. La fracture numérique, qu'elle soit d'équipement ou d'usage, devient alors un facteur décisif d'inclusion sociale.


Qu'en est-il par exemple de l'accès des séniors ou des non-francophones, aux services publics lorsqu'ils sont dématérialisés sous forme de "télé-services" ? Ainsi, au-delà de l'accès au réseau, c'est déjà l'accès à tous les services du web (culture, information, services publics… ) qui se pose. On peut alors inverser l’adage pour ces communautés, à savoir : « Qui peut le plus, fais le moins ! »

Dans quelques années, le citoyen tel que nous l'envisageons aujourd'hui, sera devenu un cyber-citoyen, aux prises avec une administration de plus en plus électronique et de moins en moins humaine. D'autre part, le citoyen s'entoure et s'appuie sur des technologies toujours plus mobiles et efficaces le libérant d'un certain nombre de contraintes ; ainsi, l'essor des TIC a abattu plusieurs obstacles qui agissaient comme une "sélection naturelle" à l'innovation économique.

Mais si la technologie occupe de plus en plus de place, qu'en est-il de l'humain au cœur du processus ? Comment, au cœur de la Toile, gérer son identité numérique ? Quels sont les devoirs du cyber-citoyen hyper-connecté et quels sont ses droits face à des réseaux de plus en plus complexes et imposants ?

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Présidente de séance : Mme Laure de la Raudière, Député d'Eure-et-Loir



Intervenants :

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Mme Christine Balagué, Co-présidente de Renaissance Numérique, Enseignante-chercheuse à l’Institut Télécom


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M. Charles Berdugo, Président, ma-residence.fr


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Mme Pascale Luciani-Boyer, Vice-Présidente de la commission TIC de l’AMIF – Association des Maires d'Ile-de-France, Adjointe au Maire, Saint-Maur des Fossés (94)




TABLE RONDE 2 : 10h45 - 11h45


De nombreuses expérimentations, participant de politiques engagées de la Ville par exemple, ont pour objet d'améliorer la percée des TIC dans les quartiers ou les milieux peu favorisés.


Evidemment, il s'agit alors de favoriser l'intégration et l'inclusion de ces publics dans la société, dans le monde du travail, dans l'Information ou la Culture ou bien encore, pour mieux, de rendre davantage accessible les services publics pour le plus grand nombre.

L'enjeu social et sociétal de cette inclusion numérique est donc multiple et central. Par ailleurs, de nombreux moyens permettent de lutter contre l'isolement numérique. Ces techniques regroupées sous le nom d'e-inclusion visent à mettre en place une société de l'Information inclusive, généreuse et solidaire envers les publics préalablement touchés par la fracture numérique. Des acteurs de cette solidarité numérique voient le jour et les politique publiques incluent désormais un volet numérique (à l'instar du plan Banlieues 2.0 de l’ACSE).

Quels sont les outils de l'inclusion numérique à l'échelle des territoires permettant aux élus de lutter contre cette nouvelle forme de paupérisation numérique ? Comment les acteurs industriels abordent-ils les offres sociales et solidaires et participent ils de cette solidarité nationale ? Quelles expérimentations réussies peuvent se développer et se transposer dans d'autres territoires défavorisés.

Intervenants :

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M. Marcel Desvergne, Président, Aquitaine Europe Communication



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Mme Gabrielle Ficher, Directrice, ReConnect



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M. Bernard Benhamou, Délégué aux Usages de l'Internet, Ministère de l'Enseignement supérieur et de la Recherche



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M. Franck Rougeau, Co-fondateur et Président, SparKom



TABLE RONDE 3 : 11h45 - 12h45

La fracture numérique est fortement marquée entre les zones urbaines et les zones rurales mais aussi entre les pays du Nord et les pays du Sud. Par exemple, il a fallu attendre Novembre 2000 pour que le dernier pays d’Afrique, l’Erythrée, soit connecté.


Pourtant, en 2011, l’accès aux nouvelles technologies devrait être à la portée de tous. C’est dans ce cadre qu’un grand nombre d’associations luttent contre la fracture numérique Nord-Sud. Par ailleurs, on peut noter que le PNUD a reconnu en 2001 la lutte contre la fracture numérique comme un de ses six axes prioritaires dans le domaine « Information et technologies de la communication ».

Les nouvelles technologies semblent favoriser l’émergence économique de certains pays. Mais on a pu constater lors des évolutions récentes des pays du Grand Maghreb (mais également d’Asie), que le numérique, et a fortiori le web, a occupé un rôle prépondérant dans l’émergence des contestations sociopolitiques. On a vu par exemple la place centrale de réseaux sociaux comme Facebook ou Twitter, dans ces « réveils » citoyens.

Comment les pays en voie de développement peuvent-ils rattraper leur retard en matière de TIC? Comment devrait s’exercer la contribution des pays du Nord pour une péréquation numérique efficace ? Les Evolutions numériques sont-elles à l’origine des Révolutions politiques ? Internet entraine-t-il une mondialisation culturelle ?


Intervenants :

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Mme Najat Rochdi,Directrice-adjointe, Bureau du PNUD – Programme des Nations Unies pour le Développement, Genève


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M. Yves Miezan Ezo, Vice-président en charge des relations avec les chapitres africains, ISOC-Internet Society France, Secrétaire général du CHALA - Club des Hommes et Femmes d'affaires du Libre en Afrique


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M. Jean Pouly, Secrétaire Général, Agence Mondiale de Solidarité Numérique


Les gouvernements du G8 invités à adopter une approche multipartite pour débattre des questions liées à l’Internet

Les concertations devraient inclure des organisations qui jouent un rôle essentiel dans le développement de l'Internet comme plate-forme pour la croissance économique mondiale et le progrès social.

PARIS – 23 mai 2011 – En prévision de la prochaine réunion des gouvernements du G8, une coalition mondiale d'organisations de l'Internet, y compris la Number Resource Organization, l'Internet Society, le chapitre français de l'Internet Society, l'ICANN et le World Wide Web Consortium (W3C), a déclaré souhaiter apporter une contribution aux discussions sur les questions liées à l'Internet. Les points de vue des organisations au cœur du développement, de la gestion et de l’exploitation de l'Internet mondial sont essentiels pour envisager des décisions éclairées.

Les mêmes organisations apportent actuellement leur expertise, contribution et expérience précieuses à d'autres forums intergouvernementaux, y compris par le biais du Comité consultatif technique de l’Internet (ITAC) de l’OCDE. Les organisations ont également rappelé l'engagement pris par les gouvernements lors du Sommet Mondial sur la Société de l'information (SMSI) au niveau des chefs d'État de promouvoir une coopération multilatérale, et ont exprimé leur espoir que les futures réunions du G8 sur l'Internet soient préparées dans l'esprit de l’agenda de Tunis - par le biais d’un processus ouvert et inclusif et avec la participation de toutes les parties prenantes.

Raúl Echeberría, Président de la Number Resource Organization (NRO) - constituée des cinq Registres Internet régionaux (RIR) - a commenté : « Avec l'épuisement des adresses IPv4 disponibles de l'Internet Assigned Numbers Authority (IANA) en février 2011, il est désormais plus important que jamais que les gouvernements du G8 et tous les autres intervenants accordent la priorité au déploiement de l'IPv6 pour assurer la poursuite de la croissance et du développement de l'Internet. Pour sensibiliser davantage l'industrie, les gouvernements devraient insister pour que tous les produits et services liés à Internet qu'ils achètent, y compris le matériel, les logiciels, la connectivité, les services de consultation et la formation, soient prêts pour être compatibles avec l’IPv6. »


Lynn St. Amour, Présidente Directrice Générale de l’Internet Society a déclaré : « Les politiques qui soutiennent la poursuite du développement d'un Internet ouvert sont mieux élaborées lorsqu’elle résultent de processus ouverts et inclusifs. Cela a été déterminant pour la croissance et l’évolution mondiale de l'Internet en tant que plate-forme pour le développement économique et l'innovation. Dans le but de renforcer leurs discussions politiques, nous encourageons fortement les gouvernements du G8 à inclure la participation de toutes les parties prenantes. »


« Puisqu’ils se réunissent en France cette semaine, nous encourageons les gouvernements du G8 à rechercher l'application la plus large possible de l'approche multipartite pour leurs discussions, en accord avec les engagements pris précédemment par les gouvernements lors du SMSI », a déclaré Gérard Dantec, Président du chapitre français de l'Internet Society. « De même que l'Internet Society et les chapitres de l'Internet Society sont consolidés par la participation de la société civile, la communauté technique et autres, une large participation améliore les discussions et les approches pour répondre aux questions soulecées par l’Internet. »


« Rien ne prouve davantage le bien-fondé du modèle multipartite que l'expansion mondiale et l’importance vitale de l'Internet », a déclaré Rod Beckstrom, PDG de la Société pour l’attribution des noms de domaine et des numéros sur Internet (ICANN). « Le modèle peut se résumer par un seul mot : l’inclusion. Toutes les voix, à travers le monde entier- des gouvernements mondiaux aux intérêts du secteur privé, en passant par les utilisateurs individuels d'Internet - doivent toutes être entendues. »


« L’approche collaborative et multipartite du W3C pour la création d'une plate-forme Web ouverte améliorée encourage davantage les industries à choisir le Web comme plate-forme d’options pour la prestation de services et le développement d'applications riches - comme le mobile, la télévision, l'édition et la publicité. » a déclaré le Dr. Jeff Jaffe, Directeur général du W3C. « Les normes Web continuent de veiller à l’innovation et aux opportunités économiques pour les entreprises et les consommateurs. »


Une approche multipartite a contribué à encourager la croissance phénoménale de l'Internet au niveau mondial et est essentielle à la poursuite de son développement en tant que plate-forme pour l'innovation et le progrès économique dans les pays développés et en développement. Sans la pleine participation des organisations chargées du développement, de la gestion et de l’exploitation de l'Internet, la stabilité future, la croissance et le développement de l'Internet pourraient être compromis. La même approche a fait les preuves de son efficacité en matière de développement de politiques Internet. Les organisations représentant la société civile peuvent également fournir des indications cruciales assurant que l’Internet favorise le progrès social.


L' « écosystème Internet » des organisations et communautés guidant le fonctionnement et le développement des technologies et de l’infrastructure qui constituent l’Internet mondial sont actuellement en tête en ce qui concerne le déploiement de technologies qui assureront que l'Internet continue d'être une plate-forme favorisant l'innovation, le développement économique et le progrès social. Ces technologies comprennent le protocole DNSSEC, qui accroît la sécurité du système de noms de domaine afin d'assurer que les utilisateurs d'Internet atteignent leur destination, l’IPv6, la prochaine génération de protocole Internet qui fournit suffisamment de nouvelles adresses Internet pour assurer que les 4 milliards de personnes susceptibles de se connecter sont en mesure de participer pleinement à l'Internet mondial et HTML5, qui définit la cinquième révision majeure du langage de base du World Wide Web.



À propos de l’ICANN

La mission de l’ICANN est de garantir un Internet mondial sûr, stable et unifié. Pour contacter une personne sur Internet, vous devez taper une adresse sur votre ordinateur : un nom ou un numéro. Cette adresse doit être unique pour permettre aux ordinateurs de s’identifier entre eux. L’ICANN coordonne ces identifiants uniques à l’échelle internationale. Sans cette coordination, nous n’aurions pas le réseau Internet mondial unique que nous connaissons. L’ICANN a été fondée en 1998. Il s’agit d'une organisation à but non lucratif et reconnue d'utilité publique, rassemblant des personnes du monde entier qui œuvrent à la préservation de la sécurité, de la stabilité et de l’interopérabilité d’Internet. Elle encourage la concurrence et développe des politiques d’identifiants Internet uniques. L’ICANN ne contrôle pas le contenu publié sur Internet. Elle ne peut mettre fin au spam et ne gère aucunement l’accès à Internet. Mais, de par le rôle de coordination qu’elle joue au sein du système d’affectation de noms d’Internet, elle exerce une influence non négligeable sur le développement et l’évolution d’Internet. Pour de plus amples informations, consultez : www.icann.org.


À propos de l’Internet Society
L'Internet Society est une source indépendante et fiable de leadership pour les politiques, les normes technologiques et le développement futur de l’Internet. En se basant sur sa vision raisonnée et ses fondements technologiques substantiels, l'Internet Society travaille avec ses membres et chapitres à travers le monde pour promouvoir l'évolution et la croissance de l'Internet ouvert par le biais d’un dialogue entre les entreprises, les gouvernements et d’autres organisations à travers le monde. Pour en savoir plus, consultez :
http://www.internetsociety.org


À propos de la Number Resource Organization (NRO)

La Number Resource Organisation (NRO) est l'organisme de coordination pour les cinq Registres Internet régionaux (RIR) - *AfriNIC, APNIC, ARIN, LACNIC et RIPE NCC* - qui gèrent la distribution des ressources Internet, y compris les adresses IPv4 et IPv6 et la numérotation des réseaux en systèmes autonomes (ASN). Chaque RIR est constitué de la communauté Internet dans sa propre région.


La NRO est en charge de l’attribution des ressources non allouées, de la promotion et la protection des processus d’élaboration des politiques de bas en haut, et de faire converger les contributions de la communauté Internet vers le système RIR.

À propos du World Wide Web Consortium
Le W3C (World Wide Web Consortium) est un consortium international dans lequel des organisations membres, du personnel à plein temps et le public travaillent ensemble afin d’élaborer des normes Web. Le W3C poursuit sa mission essentiellement par l’élaboration de normes Web et de directives visant à assurer la croissance à long terme de l’Internet. Plus de 325 organisations sont membres du consortium. Le W3C est dirigé conjointement par le Laboratoire d’intelligence artificielle et d’informatique du MIT (MIT CSAIL) aux États-Unis, le Consortium européen de recherche en informatique et en mathématiques (ERCIM) basé en France et l'Université de Keio au Japon, et possède plusieurs bureaux dans le monde entier. Pour en savoir plus, voir http://www.w3.org


Contacts

ICANN
Brad White

brad.white@icann.org
+1 202 570 7118


Internet Society
Greg Wood

wood@isoc.org

+1-703-625-3917


NRO

Lucie Smith, Racepoint Group UK

Tél. : +44 (0) 208 811 2142

E-mail : lucie.smith@racepointgroup.co.uk

W3C
Contact Amériques, Australie —

Ian Jacobs, <ij@w3.org>, +1.718.260.9447


Contact Europe, Afrique et Moyen-Orient —

Marie-Claire Forgue, <mcf@w3.org>, +33 6 76 86 33 41

Composition du CNN communiqué de l'internet society



L’Isoc France demande que la composition du Conseil National du Numérique soit revue afin de laisser plus de place aux représentants des utilisateurs et de la communauté technique.


COMMUNIQUE

Suite à l'annonce de la création et de la composition du futur Conseil National du Numérique, le chapitre français de l’internet society demande que sa composition soit revue afin de laisser plus de place aux représentants des utilisateurs et de la communauté technique

La composition du conseil national du numérique annoncée le 27 avril 2011 fait apparaitre, une sur-représentation des opérateurs, des distributeurs, des fournisseurs d’accès et des experts du marketing direct ou de la distribution.

Or le Président de la République, Nicolas Sarkozy, dans son discours de lancement a rappelé les formidables retombées du numérique sur l’ensemble des activités de la société tant sur le plan de l’économie et de l’emploi que du savoir et du lien social et a clairement indiqué qu’il était attaché à ce que le « monde de l’Internet » soit représenté au sein du conseil national du numérique.

L’internet society apprécie les termes de cette déclaration mais s’étonne que la composition du conseil national du numérique ne la reflète pas totalement.

Que serait internet sans la communauté technique qui le fait sans cesse évoluer ?

Que serait internet sans les utilisateurs qui y tissent les liens qui préfigurent les usages de demain ?

En donnant la primauté aux intermédiaires, le Président prend le risque de renforcer encore leur poids sur un secteur qu'ils dominent déjà outrageusement.

Le Président de la République ayant indiqué dans son discours du 27 avril que « rien n’était figé » le chapitre français de l’internet society demande que la composition du conseil national du numérique soit étendue à la communauté technique et aux utilisateurs.

Gérard Dantec,

Président de l’ISOC France

L'Internet Society (ISOC) est une organisation à but non lucratif fondée en 1992 pour assurer le développement, l'évolution et l'utilisation de l'Internet pour le bénéfice des individus, à travers le monde. Elle est l'organisation d'accueil pour les groupes techniques chargés de l'infrastructure des standards de l'Internet, incluant l'Internet Engineering Task Force (IETF) et l'Internet Architecture Board (IAB). A ce jour, l'Internet Society Monde est forte de 85 Chapitres et accueille près de 28 000 adhérents répartis sur 180 pays. Le chapitre français de l'Internet Society (Isoc France) est le représentant en France des utilisateurs et regroupe en son sein l'ensemble des professionnels du numérique : experts, universitaires, associations, entreprises ... L'Isoc France s'exprime et agit sur l'ensemble des problématiques du réseau : usages, législation, données personnelles, déploiement des infrastructures, gestion des ressources, gouvernance.

CoDirathon, le 07 février à l'American University of Paris

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Désastre majeur dans la société de l’information !

Depuis quelques semaines, Lookmaps France, filiale d’une entreprise internationale, développant son activité dans un marché fortement concurrentiel, subit des cyber-attaques.
Rapidement, une rumeur enfle sur les forums de discussion et les réseaux sociaux.

Sociétés de l’Information vous invite le 7 février 2011 à contre attaquer !

Rendez-vous à 18h à l’American University of Paris, 31 avenue Bosquet, Paris pour découvrir en avant-première le docu-fiction CoDiraThon, participer au débat et au cocktail qui suivra.

Partenaires : Aproged, Canon France, GT Communication, Iconics et Isoc France

Face de book ou Attention à la tentation

Etats d'âme, modération, vie privée, accès dans l'entreprise, les réseaux sociaux et Facebook en particulier se taillent aujourd'hui la part du lion dans la presse.

Licencié, faute, blâme, exclu,...divorcé ! Tels sont de nos jours les principaux mots ou expressions que nous retrouvons sur nos tabloïds.

Dommage ! Dommage car alors que Facebook et les réseaux sociaux créent un nouveau phénomène, de nouveaux usages, ils deviennent de plus en plus un moyen de coercition plus qu'un vecteur de communication.

Le 22 novembre, en Une des journaux télévisés français, Facebook, se payait une des pages de publicité les plus honéreuse au monde...grâce à la décision du Conseil des Prud'hommes de Boulogne Billancourt qui jugeait fondé le licenciement de deux salariés d’Alten ayant critiqué leur hiérarchie sur Facebook sur le motif du « dénigrement virtuel ».

Assurément, les péripéties des people, les pages « Fan de », les dernières vidéos à la mode, partagées sur le Web amusent, sucitent l'intérêt ou à tout le moins, autorisent la détente et le repos cérébral de quelques instants.

Le phénomène du moment dépasse outrageusement l'entendement et rend de facto le débat passionnel : données personnelles et professionnelles s'entrechoquent et les réseaux deviennent intrusifs.

Le 24 novembre, les journaux belges relataient l'exclusion du responsable de la communication d'un parti flammand s'étant permis d'utiliser Facebook pour dénigrer d'anciens membres. Hallucinant !

Oui mais...Hallucinant le renvoi pour propos intolérables et discourtois ? Ou Hallucinante la propagation de propos désobligeant sur une sphère semi publique semi privée ?

En tout début d'année, l'Internet Society France s'intérrogeait, à l'occasion du débat Vie Publique Vie Privée organisé à Paris Dauphine sur les problématiques sociales de l'entreprise au travers de l'utilisation supposée abusive par ses salariés des terminaux et des médias sociaux engeandrant une baisse de productivité.

Force est de constater que ces interrrogations et débat étaient annonciateurs de manifestations délicatement appréciables : seuls 52 % des salariés, en France, ne travaillent que d'un lieu unique. Les autres se partagent entre travail en mobilité permanente, travail depuis leur domicile, ... Le Web est donc, par nature, un outil social, reliant l'individu à ses relations comme le salarié à son entreprise.

Se plaindre, dénigrer, critiquer, positivement ou non demeure un usage pratiqué depuis des lustres...au café, au restaurant, sur le canal social d'entreprise...le phénomène a toujours existé et n'a, sauf cas exceptionnel, du type Clearstrem, jamais engendré de sanction aussi abrupte et contreversée. Faut il penser que la voie electronique est en phase de créer une jurisprudence ?

Internet est devenu aujourd’hui un mode de vie, un aspect de la vie courante des individus. Mais parce qu'est mis en partage une information, il y a sanction !

Quelle différence alors avec l'emprisonnement de journalistes dans certains pays au motif de diffusion d'information sur la toile ?

Quel paradoxe que ce soient les journalistes qui médiatisent à outrance ces phénomènes alors qu'ils appellent à la liberté d'expression !

Pour ma part, je préfère sourire de la demande de divorce de Desperate Eva de son Tony Spurs Parker...à cause de Facebook !

Lutter contre les fractures numériques : l'éducation d'abord

Repris de http://evenementssolidarite.solidairesdumonde.org/

« Nous réaffirmons notre attachement au principe d’intégration : chacun, où qu’il se trouve, doit avoir les moyens de participer à la société mondiale de l’information et personne ne doit en être exclu. » C’est ainsi que le G8 il ya dix ans définissait sa volonté de lutter contre l’inégalité dans l’accès à Internet (G8 : Charte d’Okinawa sur la société mondiale de l’information, 2000).


internet%20penetration[1].jpgSujet d’un atelier lors de la journée de conférences Web Diversity du 21 mai 2010, la notion de fracture numérique ou «digital divide», en anglais, reste aujourd’hui d’actualité. Elle correspond au fossé qui existe entre ceux qui utilisent les potentialités des technologies de l’information et de la communication (dans un cadre personnel ou professionnel) et ceux qui n’y ont pas accès pour des raisons d'absence de moyens ou faute de compétences. Il existe une forte inégalité de l’accès à Internet entre le nord et le sud. La quasi-totalité des 2/3 du monde non-connecté vit dans les pays du sud. Une différence qui s’explique par le cout de l'investissement nécessaire des infrastructures à mettre en place mais aussi de l’absence de volonté politique des gouvernements…

Animé par Gérard Dantec, Président du Chapitre Français de l’Internet Society (ISOC France) cet atelier a réuni :

• Jean-Pouly, directeur de l’Agence mondiale de la solidarité numérique
• Nadia Mordelet, vice-présidente Marketing et Business Développement d’Alcatel Lucent,
• Jean-Patrick Ehouman, président d’Akendewa-Barcamp Abidjan
• Yves Miezan-Ezo, administrateur ISOC France et membre du CHALA (club des Hommes et femmes d’Affaires du Libre en Afrique)
• et Albertine Meunier, de l’association Teatime et de l’atelier numérique au Mali « Toujours pas sages ».

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Lorsqu’ Evelyne Rogue sur son blog « Education Numérique, Informatique, Net Art… » titre un de ses articles « fracture(s) numérique(s) : un phénomène qu’il faut penser au pluriel», nous ne pouvons qu’abonder dans son sens. En effet, la fracture numérique résulte des fractures sociales produites par les inégalités sur les plans économique, politique, social, culturel, entre hommes et femmes, entre générations et zones géographiques… 3 dimensions de la fracture numérique peuvent alors être envisagées : l’accès physique lié aux infrastructures, la question de l’utilisation et celle de la qualité de l’utilisation.


La fracture technologique

Dans son intervention à Web Diversity, Nadia Mordelet, vice-présidente Marketing et Business Développement de l’équipementier en télécommunications Alcatel Lucent, a présenté le programme « Broadband for all » (le haut débit pour tous) d’Alcatel. Elle a donc tenu à aborder la question de la fracture technologique. Cette construction est confiée aux opérateurs privés (dans les pays du nord, le plus souvent, ces réseaux ont été financés grâce à l’impôt et au service public), qui se concentrent dans les zones urbaines où un équilibre économique est possible. En effet il est difficile de toucher les zones les plus pauvres et les zones rurales à faible densité, où la mise en place d’équipement n’est pas envisageable. Une des solutions proposées par le programme est la mise en place d’Internet Center (fixe ou mobile par l’intermédiaire de camionnette) permettant de régler le problème du manque d’équipement.


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La fracture liée à la formation

Au-delà d’avoir la possibilité d’accéder à Internet encore faut-il y avoir accès. Ces technologies nécessitent un apprentissage et un accompagnement dans leur utilisation. Le web reste également lié au monde de l’écrit (l’accès au web nécessite dans tous les cas la maitrise de l’écrit), à un univers anglophone puisque 45 % des pages sont en anglais et où les langues de civilisation orales sont particulièrement sous-représentées, mais aussi un monde multiculturel, en perpétuel mouvement et nécessitant de bonnes compétences technologiques.


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Taux d’alphabétisation dans le monde


La « net artist » Albertine Meunier, témoignait de ses deux expériences face à la fracture numérique : celle de l’âge avec son projet « Teatime with Albertine », atelier internet avec des femmes de plus de 77 ans et le programme « Toujours pas sages », atelier internet au Mali. Dans les deux cas, la lutte contre la fracture numérique passe par la volonté de privilégier l’expérience, l’initiative personnelle sans se focaliser sur les questions techniques. Avec Tea time with Albertine, quatre femmes de plus de 77 ans participent depuis plus de deux ans, et toutes les deux semaines, à un atelier animé par Albertine Meunier. Elles sont devenues, semble-t-il, très calées en innovations web : il suffit pour s’en convaincre de jeter un œil aux vidéos thématiques produites chaque semaine. Au-delà d’une simple formation permettant de combler une fracture liée à l’âge, il est bien plus question de plaisir et de partage, bref d’un esprit que chez Regards sur le web on aime bien.

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Edith en pleine action sur l’Ipad


Albertine Meunier décidément intenable puisqu’après avoir fait entrer 4 femmes de plus de 77 ans dans l’ère du web 2.0, elle s’est tournée vers Boukary Konaté et les « Toujours pas Sages » pour l’assister dans la mise en place d’un atelier web au Mali pour faire découvrir Internet aux villages Maliens et dans cyber-cafés de Bamako.


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Photo de Ibrahima Konaté par Boukary Konaté


La fracture liée à l’éducation à l’utilisation des ressources

Jean Pouly, Président de l’Agence mondiale de la solidarité numérique, lors de son intervention à Web Diversity, a mis en lumière le lien étroit qui existe entre la liberté de s’exprimer et la liberté de savoir, qui est au moins aussi liée à une contrainte : l’apprentissage. Pour J. Pouly nous nous sommes trop focalisés sur la question du déficit technique (équipements électrique et téléphonique) alors que l’éducation est au moins aussi importante. Une question qui devrait être au centre des politiques d’aide au développement des pays du nord comme la France. Et Jean Pouly d’appeler de ses vœux une éducation à un regard critique sur les medias pour lutter contre ce qu’il appelle une fracture numérique 2.0. Il s’agit d’intégrer dans ce concept de fracture numérique les possibilités ou non d’utiliser les nouvelles opportunités permises par le web en matière de commerce, de soins médicaux et d’e-administration, le télétravail voire les nouvelles formes de loisir.

Comme l’a rappelé Yves Miezan-Ezo de l’ISOC France, les logiciels open source doivent être envisagés sérieusement , il s'appuie sur un exemple de programme d’e-santé permis grâce à ce type de logiciel (comme Pilot Systems). Une façon efficace d’éliminer l’épineux problème du coût de l’acquisition à condition d’avoir permis le développement d’une vraie culture du choix permettant d’envisager l’open source comme une réelle alternative aux logiciels propriétaires.

Jean-Patrick Ehouman est ensuite intervenu pour nous faire part de son expérience d’entrepreneur du web à Abidjan et de son expérience de président de l’ONG Akendewa et d’organisateur de la première édition du Barcamp Abidjan. Il est revenu sur son souhait de dynamiser l'industrie les usages spécialisés de l'internet et du mobile en partant des acteurs du bas de la pyramide : startup, amateurs, passionnés, travailleurs indépendants, entrepreneurs… Il a également insisté sur le rôle primordial de sponsors. Et pour le dire avec J-F. Soupizet, auteur notamment de La fracture numérique Nord-Sud « C’est la moindre capacité à s’approprier les technologies d’information et de communication dans un contexte structurel d’innovations successives qui fait la différence. En fait, dans un monde qui se globalise, ce retard menace d’accentuer toutes les autres disparités et c’est la raison pour laquelle une attention particulière est portée à la fracture numérique » (source). Des personnalités comme Jean-Patrick Ehouman et l’ensemble des intervenants de l’atelier portaient tous une forte volonté de faire bouger les choses.


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Fracture(s) numérique(s) : un phénomène qu'il faut penser au pluriel

Fracture numérique vue par Vecam

3 questions à ...Jean Pouly

Formation "Toujours Pas Sages" à Internet dans les cyber-cafés à Bamako : quelques pensées !, par Claire Ulrich

Et lire l'article : « Comment les TIC redéfinissent les contours de notre société » sur le blog Regards sur le web.

Nous vous invitons à lire les autres comptes-rendus de la journée Web Diversity :

Vivre avec la censure, avec Julien Paiin (Les Observateurs, France 24), Laurent Giacobino (Internews Europe), Lucie Morillon (Internet et Libertés, Reporters sans Frontières) et Arache Adjani-Atai (Président de Move4Iran)

Le Web 2.0 au service de la solidarité : au delà du simple service... avec Thomas Hémery (Solidaires du monde), Elsa Caternet (Internews Europe), Claire Ulrich (Global Voices), Laure Drévillon 'One Heart Channel), Guillaume Desnoes (AiderDonner), Nathan Stern (Peuplade)

Journalisme partagé, pluralité et démocratie, avec Benoît Raphaël (Le Post), Alexandre Heully (Cafébabel.com), Amirouche Laïdi (Président du Club Averroès) et Christophe Ginisty (Président d'Internet sans Frontières)

Internet et liberté d'expression, avec Elsa Caternet (Internews Europe), Guillaume Desnoes (Co-fondateur de AiderDonner), Nathan Stern (Fondateur de Peuplade.fr), Laure Drévillon (Fondatrice et Présidente de One Heart Channel) et Claire Ulrich (Global Voices)

Web Diversity : les outils au service de l'action citoyenne militante, avec Alban Martin (Co-fondateur et Vice-Président du Social Media Club), Tangui Morlier (Co-fondateur de Regards Citoyens), Olivier Blondeau et Laurence Allard (Auteurs de « Devenir média. L'activisme sur Internet entre défection et expérimentation »)

Education pour tous !

Vous trouverez ci après l'article paru ce jour sur le site http://www.solidairesdumonde.org/


J'en remercie vivement l'auteur et précise que le logiciel que j'ai évoqué est OpenYalim. Petit clin d'oeil à David également parce que pour le coup, je n'ai pas cherché à te faire de pub ;)

Lutter contre les fractures numériques : l'éducation d'abord

« Nous réaffirmons notre attachement au principe d’intégration : chacun, où qu’il se trouve, doit avoir les moyens de participer à la société mondiale de l’information et personne ne doit en être exclu. » C’est ainsi que le G8 il ya dix ans définissait sa volonté de lutter contre l’inégalité dans l’accès à Internet (G8 : Charte d’Okinawa sur la société mondiale de l’information, 2000).


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Sujet d’un atelier lors de la journée de conférences Web Diversity du 21 mai 2010, la notion de fracture numérique ou «digital divide», en anglais, reste aujourd’hui d’actualité. Elle correspond au fossé qui existe entre ceux qui utilisent les potentialités des technologies de l’information et de la communication (dans un cadre personnel ou professionnel) et ceux qui n’y ont pas accès pour des raisons d'absence de moyens ou faute de compétences. Il existe une forte inégalité de l’accès à Internet entre le nord et le sud. La quasi-totalité des 2/3 du monde non-connecté vit dans les pays du sud. Une différence qui s’explique par le cout de l'investissement nécessaire des infrastructures à mettre en place mais aussi de l’absence de volonté politique des gouvernements…

Animé par Gérard Dantec, Président du Chapitre Français de l’Internet Society (ISOC France) cet atelier a réuni :

• Jean-Pouly, directeur de l’Agence mondiale de la solidarité numérique
• Nadia Mordelet, vice-présidente Marketing et Business Développement d’Alcatel Lucent,
• Jean-Patrick Ehouman, président d’Akendewa-Barcamp Abidjan
• Yves Miezan-Ezo, administrateur ISOC France et membre du CHALA (club des Hommes et femmes d’Affaires du Libre en Afrique)
• et Albertine Meunier, de l’association Teatime et de l’atelier numérique au Mali « Toujours pas sages ».

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Lorsqu’ Evelyne Rogue sur son blog « Education Numérique, Informatique, Net Art… » titre un de ses articles « fracture(s) numérique(s) : un phénomène qu’il faut penser au pluriel», nous ne pouvons qu’abonder dans son sens. En effet, la fracture numérique résulte des fractures sociales produites par les inégalités sur les plans économique, politique, social, culturel, entre hommes et femmes, entre générations et zones géographiques… 3 dimensions de la fracture numérique peuvent alors être envisagées : l’accès physique lié aux infrastructures, la question de l’utilisation et celle de la qualité de l’utilisation.


La fracture technologique

Dans son intervention à Web Diversity, Nadia Mordelet, vice-présidente Marketing et Business Développement de l’équipementier en télécommunications Alcatel Lucent, a présenté le programme « Broadband for all » (le haut débit pour tous) d’Alcatel. Elle a donc tenu à aborder la question de la fracture technologique. Cette construction est confiée aux opérateurs privés (dans les pays du nord, le plus souvent, ces réseaux ont été financés grâce à l’impôt et au service public), qui se concentrent dans les zones urbaines où un équilibre économique est possible. En effet il est difficile de toucher les zones les plus pauvres et les zones rurales à faible densité, où la mise en place d’équipement n’est pas envisageable. Une des solutions proposées par le programme est la mise en place d’Internet Center (fixe ou mobile par l’intermédiaire de camionnette) permettant de régler le problème du manque d’équipement.


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La fracture liée à la formation

Au-delà d’avoir la possibilité d’accéder à Internet encore faut-il y avoir accès. Ces technologies nécessitent un apprentissage et un accompagnement dans leur utilisation. Le web reste également lié au monde de l’écrit (l’accès au web nécessite dans tous les cas la maitrise de l’écrit), à un univers anglophone puisque 45 % des pages sont en anglais et où les langues de civilisation orales sont particulièrement sous-représentées, mais aussi un monde multiculturel, en perpétuel mouvement et nécessitant de bonnes compétences technologiques.


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Taux d’alphabétisation dans le monde


La « net artist » Albertine Meunier, témoignait de ses deux expériences face à la fracture numérique : celle de l’âge avec son projet « Teatime with Albertine », atelier internet avec des femmes de plus de 77 ans et le programme « Toujours pas sages », atelier internet au Mali. Dans les deux cas, la lutte contre la fracture numérique passe par la volonté de privilégier l’expérience, l’initiative personnelle sans se focaliser sur les questions techniques. Avec Tea time with Albertine, quatre femmes de plus de 77 ans participent depuis plus de deux ans, et toutes les deux semaines, à un atelier animé par Albertine Meunier. Elles sont devenues, semble-t-il, très calées en innovations web : il suffit pour s’en convaincre de jeter un œil aux vidéos thématiques produites chaque semaine. Au-delà d’une simple formation permettant de combler une fracture liée à l’âge, il est bien plus question de plaisir et de partage, bref d’un esprit que chez Regards sur le web on aime bien.

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Edith en pleine action sur l’Ipad


Albertine Meunier décidément intenable puisqu’après avoir fait entrer 4 femmes de plus de 77 ans dans l’ère du web 2.0, elle s’est tournée vers Boukary Konaté et les « Toujours pas Sages » pour l’assister dans la mise en place d’un atelier web au Mali pour faire découvrir Internet aux villages Maliens et dans cyber-cafés de Bamako.


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Photo de Ibrahima Konaté par Boukary Konaté


La fracture liée à l’éducation à l’utilisation des ressources

Jean Pouly, Président de l’Agence mondiale de la solidarité numérique, lors de son intervention à Web Diversity, a mis en lumière le lien étroit qui existe entre la liberté de s’exprimer et la liberté de savoir, qui est au moins aussi liée à une contrainte : l’apprentissage. Pour J. Pouly nous nous sommes trop focalisés sur la question du déficit technique (équipements électrique et téléphonique) alors que l’éducation est au moins aussi importante. Une question qui devrait être au centre des politiques d’aide au développement des pays du nord comme la France. Et Jean Pouly d’appeler de ses vœux une éducation à un regard critique sur les medias pour lutter contre ce qu’il appelle une fracture numérique 2.0. Il s’agit d’intégrer dans ce concept de fracture numérique les possibilités ou non d’utiliser les nouvelles opportunités permises par le web en matière de commerce, de soins médicaux et d’e-administration, le télétravail voire les nouvelles formes de loisir.

Comme l’a rappelé Yves Miezan-Ezo de l’ISOC France, les logiciels open source doivent être envisagés sérieusement , il s'appuie sur un exemple de programme d’e-santé permis grâce à ce type de logiciel (comme Pilot Systems). Une façon efficace d’éliminer l’épineux problème du coût de l’acquisition à condition d’avoir permis le développement d’une vraie culture du choix permettant d’envisager l’open source comme une réelle alternative aux logiciels propriétaires.

Jean-Patrick Ehouman est ensuite intervenu pour nous faire part de son expérience d’entrepreneur du web à Abidjan et de son expérience de président de l’ONG Akendewa et d’organisateur de la première édition du Barcamp Abidjan. Il est revenu sur son souhait de dynamiser l'industrie les usages spécialisés de l'internet et du mobile en partant des acteurs du bas de la pyramide : startup, amateurs, passionnés, travailleurs indépendants, entrepreneurs… Il a également insisté sur le rôle primordial de sponsors. Et pour le dire avec J-F. Soupizet, auteur notamment de La fracture numérique Nord-Sud « C’est la moindre capacité à s’approprier les technologies d’information et de communication dans un contexte structurel d’innovations successives qui fait la différence. En fait, dans un monde qui se globalise, ce retard menace d’accentuer toutes les autres disparités et c’est la raison pour laquelle une attention particulière est portée à la fracture numérique » (source). Des personnalités comme Jean-Patrick Ehouman et l’ensemble des intervenants de l’atelier portaient tous une forte volonté de faire bouger les choses.

Petit panel de vidéos sur le premier semestre 2010

Les débats de " privée, vie publique au tr@vail" à l’Université Paris Dauphine le 22 janvier 2010 .


Surfer au bureau ?!



Usage des terminaux mobiles


A qui appartient l'Intranet ?


Biométrie et fichage