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Visioconférences sur la diversité des pratiques du libre en Francophonie

Afin de faciliter l’accès à distance aux Rencontres Mondiales du Logiciels Libres 2009, qui se tiendront à Nantes du 7 au 11 juillet, l’AUF en relation avec les organisateurs des RMLL met en place plusieurs interventions en visioconférences sur la diversité des pratiques du libre en Francophonie, la journée du 8 juillet 2009, de 9h à 19h (GMT+2).

Très favorable à l’usage des logiciels libres et des formats ouverts - vecteurs de partage du savoir - l’AUF a activé ses relais pour permettre aux acteurs du Libre qui le souhaitent de prendre part aux RMLL sous forme de visioconférences. Cela démontre l’étendue croissante et la diversification de la révolution du Libre.

Ainsi, la journée du mercredi 8 juillet 2009 permettra des liaisons full duplex ininterrompues avec des pays d’Afrique, d’Asie et d’Europe Centrale.

Cette réalisation montre à quel point la collaboration de grands réseaux mus par une éthique étayée par les principes du Libre et une vision cohérente des perspectives d’avenir est de nature à fonder les échanges féconds et pérennes.

Au programme :

- Les logiciels libres au Vietnam : utilisation actuelle et perspectives (depuis Hanoï, Vietnam) ;

- Logiciels libres éducatifs à Taiwan (depuis, Taipei, Taïwan) ;

- Le projet « Learn Free » (depuis Sofia, Bulgarie) ;

- Production-diffusion des savoirs en libre accès (depuis Yaoundé, Cameroun) ;

- Étude de cas sur le développement d’une caisse de micro-crédit (depuis Bamako, Mali) ;

- Logiciels libres éducatifs en Tunisie (depuis Tunis, Tunisie) ;

- Logiciels libres éducatifs au Burundi (depuis Bujumbura, Burundi) ;

- CHALA : Club des Hommes et Femmes d’Affaires du Libre en Afrique (depuis Abidjan, Côte d’Ivoire).

En savoir Plus :

La formation, facteur de développement du logiciel libre ? une tribune de Vincent Delbarre

En tombant sur une tribune du 24 octobre de Vincent Delbarre, Directeur Général d'Adhara, sur le site de Neteco, je me suis souvenu des débats que l'on pouvait avoir sur le coût et la pertinence d'une migration vers des logiciels libres.

En quatre points, l'auteur brosse le tableau des "best practices" ou "points de vigilence" des migrations vers les logiciels libres :

Le logiciel est une réalité ancrée sur le marché : PME, grands comptes, administrations, utilisent résolument les solutions et infrastructures libres
  1. Mais combien de projets de migration se transforment-t-ils en succès auprès des utilisateurs finaux ? Pas tant que ça finalement selon l'auteur, même si quelques succès sont à mettre au crédit du logiciel libre.
  2. Cela peut s'expliquer par un manque de structuration de l'industrie du libre, grisée par son succès : trop d'offres tuent l'offre ! Le logiciel Libre aura beau être librement accessible (et non gratuit !), il ne saura pas fondamentalement s'imposer en entreprise s'il ne s'impose pas la rigueur d'être abouti
  3. Et quand bien même il le serait, les notions d'accompagnement et de transfert de compétences traditionnellement proposées par les éditeurs classiques sous forme de packages viennent à manquer.
  4. Cela dit, les éditeurs de solutions Open Source comme les SSII et les professionnels de la formation se mettent à proposer des cursus de formation adaptés à chaque étape d'un projet, sans forcément penser aux "end-users" qui seront les éléments clé de la mesure de la réussite.
  • Et de conclure qu'"il apparaît que la réussite d'un projet Open Source soit liée à une série d'éléments complémentaires indépendants d'un simple téléchargement gratuit d'un logiciel et notamment la prise en compte des éléments de support, de transfert de compétences et d'industrialisation du projet. Reste alors aux entreprises et aux DSI à prendre en compte ces éléments pour préparer au mieux leur projet et les transformer en succès."
Petits éléments de réponses et de précisions de ma part :

La majorité des projets de migration s'accompagnent de sessions de formations, à destinantion des "techniciens" et des utilisateurs.

Les DSI, lorsqu'elles existent, et les responsables de projets, qu'ils soient en PME/TPE ou ailleurs, en ont, depuis un certain temps, pris conscience.

A ce titre, bon nombre d'entreprises spécialisées ont développé une offre complète de conduite du changement, associant accompagnement, communication et formation.

Il en va de même pour les offres de support, de plus en plus pertinentes. Les liaisons permanentes avec les communautés se structurent jusqu'à permettre des contrats d'assurance logicielle 24/7 et des formations certifiantes.

Au demeurant, la majorité des migrations ne se fait plus aujourd'hui sur le "simple calcul" du coût d'acquisition mais sur le coût de possession, donnant une plus juste visibilité sur les postes de dépenses de l'entreprise et donc de fait, une juste estimation du retour sur investissement.

Yves Miezan Ezo
Linagora Formation - www.linagora.com