Nouvelle initiative en faveur des logiciels libres français

La semaine dernière, un de mes amis me parlait de l'initiative PLOSS..l'association cluster des entreprises du Logiciel Libre et Open Source en région Ile de France et à Paris.

Sur le principe,PLOSS réunit les entrepreneurs du Logiciel Libre et Open Source pour favoriser la 'coopétition', développer, structurer et solidifier un écosystème dynamique, autrement dit, favoriser le saint capitalisme...oups !


Et je copie colle le site http://www.ploss.fr/

La Communauté PLOSS s'est formée pour accompagner la forte croissance du secteur Logiciel Libre et Open Source (l'appellation Européenne de ce secteur est FLOSS) :

  • l'industrie du logiciel libre représente 12 milliards d'euros dans le monde en 2007 ;
  • En France : 66% de croissance entre 2007 et 2008, pour 770 millions d'euros ;
  • Prévision : 3 milliards d'euros en 2011
  • Quelle est la part de l'Ile de France ?

Une synergie nécessaire entre acteurs FLOSS en Ile De France

Il est nécessaire aujourd'hui de construire une association représentative et qui puisse faire entendre sa voix. Il existe en effet de nombreuses structures autour du Libre en France, dont le paysage est aujourd'hui encore très morcelé :

AFUL, ADULLACT, APRIL, Cap digital, FNILL, Framasoft, OBOOE, OSA, Silicon Sentier, System@tic...

En Ile de France, l'éco-système du Libre est très vivant. On compte notamment des structures actives comme :

  • OpenDay avec le Silicon Sentier ;
  • OpenVillage ;
  • Club du Logiciel Libre dans le 14ème arrondissement,
  • OpenBar

Malgré cette activité, aucune communauté d’entreprises spécialisées FLOSS n'a été formée en Ile de France. Des organisations adressent des problématiques spécifiques et importantes (Cap Digital / System@tic / Silicon Sentier), d'autres s'adressent aux personnes, mais il existe un manque flagrant de structure dédiée regroupant associations et entreprises FLOSS en Ile de France. C'est pourquoi PLOSS s'est formé, avec l'ambition d'être l'acteur ouvert et complémentaire aux organisations existantes, l'interlocuteur identifié sur les sujets FLOSS, un atout solide pour les entrepreneurs de ce secteur.

Retrouvez la liste des acteurs du Libre en Ile de France.

Mon souci, c'est que le Libre sans individus autres que les membres ou salariés d'entreprises au combien spécialisées, n'a que vocation faiblarde et limitée.

L'idée initiale, intéressante même si redondante, m'a, avec ses limitations, poussé à adresser un mail @contact@ploss.fr :

Bonsoir,

Je trouve dommage que l'on écarte les volontés particulières de l'adhésion à ce type d'organisation.

Il me semble que c'est au travers des individus que se diffusent les messages et les informations, sans que celles ci ne prennent ou ne conservent de connotation institutionnelle.

Dans l'espoir d'obtenir une oreille attentive,

Cordialement,

Yves MIEZAN EZO

Et Ploss de répondre...

Nous sommes désolés mais il semble qu'il y ait une erreur…

L'erreur a été enregistrée sous le numéro 1230590234.430.809180571707.

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Devrai je dire une nouvelle fois...Oups !

Un peu d'arithmétique

En lisant un article il y a peu, je suis tombé sur un chiffre qui m'a fait pâlir : 4 millions ! En fait, non, ce doit être accumulation de plusieurs chiffres qui ont provoqué cet effet...

4 millions, c'est quoi ? c'est pour payer alloco ! comme dirait la chanson ivoirienne d'il y a peu !

4 millions ! ce n'est pas grand chose comparé à la fortune de plusieurs stars !

Non, 4 millions, c'est le nombre de diplômés africains exerçant à l'étranger !

Certes, comparé aux pensions mensuelles des anciens combattants et autres tirailleurs, c'est énorme !

Nos chers parents, grands parents ayant combattu et activement contribué à la libération de la France lors de la dernière guerre mondiale ont encore besoin de faire valoir leur droits à une retraite descente, calquée sur ceux de leurs frères d'armes métropolitains.

Il aura quand même fallu attendre le 15 octobre dernier pour que le tribunal administratif de Bordeaux acte le nivellement des pensions.
Quelle croissance : de 56 euros mensuel, 180 anciens combattants marocains, vont passer à 560 euros.

Vive l'Union pour la Méditérrannée !

Quid alors de tous ceux que l'on surnomme "Tirailleurs Sénégalais" ? avec leurs 35 euros par mois ?

Tous ces chiffres me font vraiment pâlir ! Combien de temps encore les descendants des combattants de la Liberté devront se battre ? Que ce soit pour leurs ascendants ? Comme pour leur déscendance ?

A lire donc, cet article de Jeune Afrique qui en parle assez bien.

La formation, facteur de développement du logiciel libre ? une tribune de Vincent Delbarre

En tombant sur une tribune du 24 octobre de Vincent Delbarre, Directeur Général d'Adhara, sur le site de Neteco, je me suis souvenu des débats que l'on pouvait avoir sur le coût et la pertinence d'une migration vers des logiciels libres.

En quatre points, l'auteur brosse le tableau des "best practices" ou "points de vigilence" des migrations vers les logiciels libres :

Le logiciel est une réalité ancrée sur le marché : PME, grands comptes, administrations, utilisent résolument les solutions et infrastructures libres
  1. Mais combien de projets de migration se transforment-t-ils en succès auprès des utilisateurs finaux ? Pas tant que ça finalement selon l'auteur, même si quelques succès sont à mettre au crédit du logiciel libre.
  2. Cela peut s'expliquer par un manque de structuration de l'industrie du libre, grisée par son succès : trop d'offres tuent l'offre ! Le logiciel Libre aura beau être librement accessible (et non gratuit !), il ne saura pas fondamentalement s'imposer en entreprise s'il ne s'impose pas la rigueur d'être abouti
  3. Et quand bien même il le serait, les notions d'accompagnement et de transfert de compétences traditionnellement proposées par les éditeurs classiques sous forme de packages viennent à manquer.
  4. Cela dit, les éditeurs de solutions Open Source comme les SSII et les professionnels de la formation se mettent à proposer des cursus de formation adaptés à chaque étape d'un projet, sans forcément penser aux "end-users" qui seront les éléments clé de la mesure de la réussite.
  • Et de conclure qu'"il apparaît que la réussite d'un projet Open Source soit liée à une série d'éléments complémentaires indépendants d'un simple téléchargement gratuit d'un logiciel et notamment la prise en compte des éléments de support, de transfert de compétences et d'industrialisation du projet. Reste alors aux entreprises et aux DSI à prendre en compte ces éléments pour préparer au mieux leur projet et les transformer en succès."
Petits éléments de réponses et de précisions de ma part :

La majorité des projets de migration s'accompagnent de sessions de formations, à destinantion des "techniciens" et des utilisateurs.

Les DSI, lorsqu'elles existent, et les responsables de projets, qu'ils soient en PME/TPE ou ailleurs, en ont, depuis un certain temps, pris conscience.

A ce titre, bon nombre d'entreprises spécialisées ont développé une offre complète de conduite du changement, associant accompagnement, communication et formation.

Il en va de même pour les offres de support, de plus en plus pertinentes. Les liaisons permanentes avec les communautés se structurent jusqu'à permettre des contrats d'assurance logicielle 24/7 et des formations certifiantes.

Au demeurant, la majorité des migrations ne se fait plus aujourd'hui sur le "simple calcul" du coût d'acquisition mais sur le coût de possession, donnant une plus juste visibilité sur les postes de dépenses de l'entreprise et donc de fait, une juste estimation du retour sur investissement.

Yves Miezan Ezo
Linagora Formation - www.linagora.com