Lancement des ateliers de production de ressources éducatives libres africaines à Dakar



Le CHALA, par l'intermédiaire de son secrétaire général, Yves Miezan Ezo, participera au lancement des ateliers de production de ressources éducatives libres africaines, du 05 au 07 avril prochains, à l'Université Cheick Anta Diop de Dakar (Sénégal).

Organisé par le réseau Apréli@, la ville de Saint-Maur des Fossés (France) et Ziguinchor (Sénégal), sa ville jumelée, cet atelier permettra le démarrage en mai de la phase expérimentale dans les écoles pilotes, africaines et françaises. Ouvert par Monsieur le Ministre Kalidou Diallo, Président de la CONFEMEN (Conférence des Ministres de l’Education de la Francophonie), il réunira des enseignants, des formateurs d’enseignants, des chercheurs en éducation, des responsables pédagogiques et administratifs, des élus locaux, des représentants des parents d’élèves, des syndicats, des comités de gestion des écoles, des entreprises, des partenaires nationaux et internationaux.

Volet majeur de l’initiative Reli@ (Ressources éducatives libres pour instituteurs @fricains), le projet d’e-jumelages d’Apréli@ vise à renouveler, dynamiser et accroître l’impact éducatif des jumelages scolaires grâce aux TICE (Technologies de l’Information et de la Communication pour l’Education), en favorisant la production de Ressources libres (REL) endogènes.
S’inscrivant dans une démarche de changement systémique, il vise à créer un modèle durable, construit en faisant jouer la coopération décentralisée entre municipalités, pour appropriation par les municipalités africaines, qui pourront également le mettre à profit pour faciliter des échanges entre écoles et villes africaines, dans une perspective d’intégration interafricaine.
Le projet entend donc favoriser des attitudes de partage, de coopération, d’entraide et de solidarité, c’est -à-dire une transformation individuelle et sociale gage de développement humain et social durable.
Il est suivi et évalué par la recherche internationale en intégration pédagogique des TICE, pour modélisation, transposition et adaptation à différents contextes, dans le respect des curricula.

Partant du Sénégal, le projet d’e-jumelages éducatifs impliquera dès la rentrée 2011 l’ensemble du réseau Apréli@, soit à ce jour : Burkina Faso, Cameroun, Côte D’ivoire, Guinée, Madagascar, Mali, Togo et Sénégal.

Cet atelier s’inscrit dans la continuité du 1er atelier inter africain de partage d'expériences et d’élaboration de ressources pédagogiques numériques libres d’octobre 2008, également tenu à la FASTEF ; il avait alors émis un
appel pour la production panafricaine de ressources éducatives libres.

Partenaires de l’atelier :


Yves Miezan Ezo conduira les ateliers au titre du CHALA, de Smile Training, l'OpenSource en mouvement dont il est le Directeur, et d'Apreli@, dont il est membre du bureau, en charge de l'économie solidaire et des relations avec les entreprises.

Le CHALA à Solutions Linux 2011

Cette année encore, le CHALA participera au plus grand rendez vous européen dédié aux technologies Linux et OpenSource, Solutions Linux. La 12ème édition du salon Solutions Linux/Open Source confirme le tournant pris l’an passé grâce aux changements et la maturité de l’offre Open Source.

250 exposants accueilleront près de 10 000 visiteurs, venus aborder l’ensemble des thématiques sous un angle aussi bien économique, business que technologique : Cloud Computing, Mobilité, BI, Network Management, Interopérabilité, CMS, Sécurité, Temps Réel, Collaboratif, Web Services, Datacenter, Virtualisation,...


Le CHALA, par la voix de Yves Miezan Ezo, son secrétaire général, prendra part à la table ronde : Quelle politique publique en matière de logiciel libre ?

L’objectif de cette table ronde est d’aborder les leviers d’action et les points de blocages juridiques et politiques en matière de logiciel libre. Le débat n’est plus aujourd’hui sur pourquoi et comment utiliser les logiciels libres, mais sur pourquoi et comment le favoriser ! Réflexion politique d’abord, à chaque niveau, afin de réduire, pérenniser et mutualiser les investissements : ce n’est pas un hasard si de plus en plus d’administrations font de l’emploi des Logiciels Libres un objectif à atteindre (Pays-Bas, Équateur, Brésil, Extramaduria, Piémont, etc.) et si de grands groupes orientent

leur politique en faveur de ces mêmes logiciels afin de ré-internaliser leurs développements.
Réflexion juridique ensuite pour accompagner et construire ces politiques dans un environnement légal encore peu adapté et très rigide : que ce soit pour répondre à l’intérêt croissant en faveur du Logiciel libre dans les marchés publics ou à l’organisation conséquentes de systèmes collaboratifs autour de ces mêmes logiciels.
La réflexion sera agrémentée par de nombreux cas concrets, politiques et juridiques, qui illustreront les échanges.

Animateur : Frédéric COUCHET, Délégué Général, APRIL ; Benjamin JEAN, Expert juridique open source


Intervenants : Un représentant de la DGFIP ; François ELIE, Président, ADDULACT ; Jean-Christophe FRACHET,

Responsable TIC, Conseil Général du 91 (en attente de confirmation) ; François Letellier , Consultant Indépendant ;
Yves Miezan Ezo , Secrétaire Géneral, CHALA


Atelier international de lancement de la production des ressources des e-jumelages éducatifs francophones du réseau Apréli@

Organisé par le réseau Apréli@, la ville de Saint-Maur des Fossés (France) et Ziguinchor (Sénégal), sa ville jumelée, cet atelier permettra le démarrage en mai de la phase expérimentale dans les écoles pilotes, africaines et françaises. Ouvert par Monsieur le Ministre Kalidou Diallo, Président de la CONFEMEN (Conférence des Ministres de l’Education de la Francophonie), il réunira des enseignants, des formateurs d’enseignants, des chercheurs en éducation, des responsables pédagogiques et administratifs, des élus locaux, des représentants des parents d’élèves, des syndicats, des comités de gestion des écoles, des entreprises, des partenaires nationaux et internationaux.

Volet majeur de l’initiative Reli@ (Ressources éducatives libres pour instituteurs @fricains), le projet d’e-jumelages d’Apréli@ vise à renouveler, dynamiser et accroître l’impact éducatif des jumelages scolaires grâce aux TICE (Technologies de l’Information et de la Communication pour l’Education), en favorisant la production de Ressources libres (REL) endogènes.
S’inscrivant dans une démarche de changement systémique, il vise à créer un modèle durable, construit en faisant jouer la coopération décentralisée entre municipalités, pour appropriation par les municipalités africaines, qui pourront également le mettre à profit pour faciliter des échanges entre écoles et villes africaines, dans une perspective d’intégration interafricaine.
Le projet entend donc favoriser des attitudes de partage, de coopération, d’entraide et de solidarité, c’est -à-dire une transformation individuelle et sociale gage de développement humain et social durable.
Il est suivi et évalué par la recherche internationale en intégration pédagogique des TICE, pour modélisation, transposition et adaptation à différents contextes, dans le respect des curricula.

Partant du Sénégal, le projet d’e-jumelages éducatifs impliquera dès la rentrée 2011 l’ensemble du réseau Apréli@, soit à ce jour : Burkina Faso, Cameroun, Côte D’ivoire, Guinée, Madagascar, Mali, Togo et Sénégal.

Cet atelier s’inscrit dans la continuité du 1er atelier inter africain de partage d'expériences et d’élaboration de ressources pédagogiques numériques libres d’octobre 2008, également tenu à la FASTEF ; il avait alors émis un
appel pour la production panafricaine de ressources éducatives libres.


Ozoir la Ferrière, France, le
jeudi 24 mars 2011

Partenaires de l’atelier :

Ecole numérique : vers des partenariats plus équilibrés



Article repris du site :

http://www.localtis.info/cs/ContentServer?pagename=Localtis/LOCActu/ArticleActualite&jid=1250261400231&cid=1250261389216


TicePublié le lundi 14 mars 2011

Tice

© X.Rossi / REA

Le développement des technologie de l'information et de la communication dans l'enseignement (Tice) est resté longtemps entravé par une vision stricte du partage des compétences : aux villes, départements et régions, le financement des matériels et locaux ; à l'Etat, la responsabilité des contenus pédagogiques et de la formation des enseignants. Le souci d'une meilleure efficacité budgétaire, d'une part, et de la réussite des enfants, d'autre part, semble faire enfin bouger les lignes... Etat des lieux, à l'approche des Rencontres de l'Orme.

"Une dynamique nouvelle est en train de naître entre les villes et l'Education nationale", estime Pascale Luciani-Boyer, maire-adjointe déléguée à l'accueil de l'enfant, à la famille et aux nouvelles technologies de Saint-Maur-des-Fossés (80.000 habitants, Val-de-Marne). "Jusqu'à présent, les collectivités communiquaient autour des sommes investies dans l'équipement informatique et réseau – nous le constatons encore actuellement à l'occasion des élections cantonales – sans trop s'interroger sur la pertinence de ces budgets, sur l'utilisation réelle ou supposée des matériels ni surtout sur l'impact de ces nouveaux ordinateurs ou tableaux blancs interactifs (TBI) pour la réussite éducative des élèves", poursuit l'élue locale, s'exprimant à l'occasion de la présentation du programme des Rencontres de l'Orme, qui réuniront spécialistes de l'éducation et du numérique les 23 et 24 mars prochains à Marseille - rencontres auxquelles elle participera. Et celle qui préside également la commission TIC (technologie de l'information et la communication) reconnaît, non sans une certaine hardiesse, que, dans sa ville où elle mène pourtant une politique volontaire d'appropriation des usages, il reste encore au moins un TBI "bien emballé" dans l'une des 40 écoles élémentaires... A l'Association des maires de France (AMF), le constat est désormais quantifié : "Le taux d'utilisation se situe en moyenne entre 10 et 30%, sauf dans les villes pilotes" (Limoges, Besançon, Elancourt, Issy-les-Moulineaux, pour ne citer que les plus connues). Conséquence, une deuxième démarche est désormais en train de se développer un peu partout sur le territoire. Les élus s'interrogent plus souvent sur : "A quoi ça sert ? Comment ça sert ? Ai-je bien fait d'investir dans tel ou tel matériel ?"

Observatoire des usages

Preuve des rapprochements de plus en plus effectifs sur le terrain entre les responsables des villes et les équipes académiques, la commune de Saint-Maur vient de signer un partenariat de recherche-action avec l'université René Descartes–La Sorbonne et le ministère de l'Education, placé sous "le haut-patronage de l'AMF". Son objet : mettre en place un Observatoire des pratiques pédagogiques innovantes et des usages du multimédia (Oppidum). Cette étude scientifique vise notamment à permettre au décideur public local de "fonder ses choix d'équipement et de suivi des dispositifs d'école numérique". Pour cela, les chercheurs et doctorants de l'équipe du professeur Georges-Louis Baron vont analyser les points de vue de tous les acteurs locaux intéressés : les enseignants, les élèves, les parents et toute structure associée étroitement à l'école (services d'animation péri ou parascolaires, associations de soutien, direction de l'éducation des villes, etc.). L'intervention s'effectuera en deux phases : une étude exploratoire de faisabilité (prévue jusqu'à juin ou septembre prochain) puis une recherche de conception d'un dispositif collaboratif de suivi et de prospective. Douze écoles de la ville ont été retenues : "il s'agit d'un échantillon contrasté et non représentatif", souligne Pascale Luciani-Boyer. La ville y consacre un budget de 40.000 euros par an sur deux ans. L'ensemble des parents des autres écoles de Saint-Maur est aussi invité à participer à l'opération via la mise en place d'un réseau social. "Aussi simple que Twitter et à accès restreint comme Facebook", selon la maire-adjointe, leminiréseau.fr va servir d'outils "de proximité des parents d'élèves scolarisés de la maternelle au lycée". En outre, d'autres villes pourraient être invitées à partager le processus du laboratoire de recherche "afin de conforter les résultats à venir et mutualiser les moyens". La ville de Bordeaux, qui se lance dans la généralisation des TBI dans ses écoles, serait intéressée. Elle organise d'ailleurs, avec l'inspection académique de la Gironde, une journée consacrée à l'e-éducation, le 23 mars, dans le cadre de sa "Semaine digitale".

Espace numérique de travail (ENT) en primaire

Autre sujet au coeur de l'approfondissement des partenariats entre collectivités locales et Education nationale, la mise en place des ENT. Un accord de coopération pour le déploiement d'un ENT premier degré en Ile-de-France est en projet. Il réunit l'AMF, l'Association des maires d'Ile-deFrance (Amif), le ministère et le rectorat de Créteil, en collaboration avec l'Association des maires ruraux (AMRF) et l'agence régionale de la société de l'information en Ile-de-France (Artesi). "L'ENT à l'école primaire est encore plus impactant sur le territoire d'une commune qu'à l'échelle d'un département ou d'une région car, dans une ville, le parent d'élève peut s'adresser directement au maire alors qu'il va rarement voir le président du conseil général ou régional", justifie Pascale Luciani-Boyer. L'idée est donc d'établir "une charte commune" non pas pour retenir un outil à déployer dans toutes les villes des départements couverts par la rectorat (77, 93 et 94) mais plutôt d'en redéfinir les grandes fonctions spécifiques au primaire. "Des enjeux n'ont pas été traités au niveau des ENT secondaires, tels que le suivi des activités périscolaires ou de l'accompagnement aux devoirs, par exemple", avance l'élue, également porte-parole de l'AMF sur les sujets éducation et TIC. La réflexion pourrait aussi aboutir à un projet de mutualisation "car toutes les villes n'ont pas forcément les moyens de se payer un ENT". Cet accord de coopération serait encore en recherche de financement. La Caisse des Dépôts aurait notamment été sollicitée. Ne pourrait-il pas s'inscrire dans le cadre de l'appel à projet national e-éducation puisqu'il semble trop local pour décrocher des financements européens ?
Dernier projet, "puisque nous apprenons tous actuellement à adapter des ressources pédagogiques francophones, pourquoi ne pas favoriser les collaborations entre enseignants des deux côtés de la Méditerranée ?", s'interroge Pascale Luciani-Boyer. Avec l'association pour la promotion des ressources éducatives libres africaines (Apreli@), un projet de e-jumelage devrait aboutir à Dakar (Sénégal), sous l'égide de l'AMF.

Efforts croissants des collectivités

"Nous notons effectivement une intervention croissante des collectivités locales, et le basculement remonte seulement à un ou deux ans", commente Jean-Yves Capul. Mais le responsable de la sous-direction du développement numérique du ministère reste toujours prudent sur le plan matériel. Il rappelle les décisions de généralisation des ENT de la région Picardie, la semaine dernière, et les études en cours en Aquitaine. "Et puis les collectivités n'équipent pas seulement les classes de TBI - ces dispositifs collectifs qui permettent de maintenir un enseignement frontal -, mais équipent aussi les élèves individuellement", souligne le sous-directeur, glissant sur les questions pédagogiques. Malgré les difficultés financières, des départements, comme la Corrèze, équipent massivement leurs collégiens en tablettes tactiles, ou annoncent des "investissements impressionnants" comme dans le Val-de-Marne ou la Seine-Saint-Denis. Les villes "sautent le pas également", entraînées notamment par la volonté de suivre le plan Ecole numérique rurale (ENR). Enfin, l'expérimentation de manuels numériques scolaires devrait s'étendre aux élèves de 4e, suite à évaluation, dès la rentrée prochaine, alors qu'elle touche déjà 21 départements, 69 collèges, plus de 15.000 élèves et 1.000 enseignants.
Sous les efforts conjugués et, semble-t-il, mieux partagés de l'Education nationale et des collectivités, la "nouvelle révolution numérique" semble bel et bien engagée à l'école. Il faut dire que les dernières innovations, à l'exemple des iPad, brouillent de plus en plus les frontières entre matériels et services, entre ressources en ligne et contenus partagés, entre usages pédagogiques et culture de la vie courante.

Luc Derriano / EVS