Ressources Internet Francophone : Centres de données de proximité à l'échelle continentale

Ressources Internet Francophone : Centres de données de proximité à l'échelle continentale - Yves MIEZAN EZO, CHALA
Le projet RIF pour Ressources Internet Francophone de sites miroirs pour les logiciels libres a été initialisé en 2001 par l'IFN, Institut de la Francophonie Numérique, en collaboration avec l'IRD Montpellier (Institut de Recherche et de Développement) et les associations nationales d'utilisateurs de logiciels libres.
Le projet RIF a pour objectif de faciliter le téléchargement de logiciels libres et gratuits en mettant des sites miroirs de proximité dans les pays francophones du Sud.
Dans un premier temps, cinq pays d’Afrique francophone, le Burkina Faso, le Cameroun, la Côte d’Ivoire, Madagascar et le Mali ont été choisis pour l'installation des serveurs mirroirs.
Les machines, installées dans des structures à connexion Internet haut débit, facteur essentiel pour la réussite du projet, stockent en mémoire locale des Gigaoctets de données permettant ainsi aux utilisateurs d'accéder aux ressources en vitesse optimum (plus de connexion internationale.
Au travers de cette expérience, toutes les facettes d'une utilisation efficiente du data center sont mises en exergue :
- automatisation des process d'installation et de réplication des infrastructures ;
- respect l'ergonomie des schémas nationaux et impératif de qualité de service ;
- architecture des systèmes d'information de sorte à optimiser la scalabilité des volumes de données ;
- plan de performance, au travers du choix des outils et de la politique de gestion des compétences, etc.

Enquête exclusive se débrouille

Abidjan : capitale de la débrouille dans Enquête Exclusive


Le 26 avril dernier, M6 diffusait une Enquête Exclusive consacrée "Abidjan : capitale de la débrouille" avec le synospis suivant : Abidjan, capitale économique de la Côte d'Ivoire, est une mégalopole gigantesque qui compte plus de cinq millions d'habitants. Un cinquième de la population totale du pays y vit, faisant d'Abidjan la ville la plus peuplée de l'Afrique de l'Ouest.

Les quartiers d'affaires ultra-modernes, financés par les bénéfices du pétrole et du cacao, voisinent avec les plus grands bidonvilles du continent africain. Dans ces quartiers insalubres, petits boulots et gros trafics contribuent à la survie de la population.

Des gangs se sont également formés, des "coupeurs de route" qui rançonnent les automobilistes de passage au nez et à la barbe de la police, qui tente de s'organiser pour les contrer.


Au commencement était donc une description, triste mais bien réelle, d'un quotidien abidjanais. Mais au fur et à mesure de l'avance ment de l'émission, on constate un certain nombre de dérives, qui, liées au démarrage, le 29 avril devant la cour d'assises de Paris, du procès mettant en cause un ivoirien, puis quelques temps plus tard, début mai, l'annonce de la possible ouverture de procès contre 3 chefs d'états africains, laissent transparaitre une bien triste image de nos pays et ressortissants.

Tout commence par un balayage d'Abidjan, contrasté entre Plateau, quartier d'affaires, et Adjamé, quartier populaire, riche en " trafiquants et petits voleurs en tout genre".
Rapidement, on se focalise sur les difficultés sanitaires de la ville, notamment liées à l'absence d'infrasctructures de destruction de déchets mais surtout au scandale du Probo Koala.

Le Ministre de la ville et de la salubrité urbaine, d'abord présenté comme le Monsieur Propre du pays, se "débrouillant" comme il peut pour apporter le meilleur à ses concitoyens, est vite rattrapé par une image moins avantageuse, présentant d'abord ses biens mobiliers et immobiliers de grande valeur, commentant un manquement d'une société de nettoyage et menaçant de licencier le dit responsable.
Tout au long du reportage, l'opération Ville propre sert de fil conducteur ;

Cette opération, lancée en octobre 2008, en est à sa 3ème édition, à Abidjan comme en région, mais n'est en aucune façon rappelée dans le reportage.

Deuxième axe, la sécurité : démonstration de force des unités spéciales de lutte contre la criminalité et la grand banditisme ! Malgré leurs petits moyens, ils font montre de courage et volonté de sécuriser les citoyens ivoiriens.
En guise de menace néanmoins, les brouteurs et autres Web escrots sont particulièrement mis en avant ;
L'inexistance de services de police ou de gendarmerie de lutte contre la cybercriminalité ralentissent évidemment les travaux et chantiers mais il est cependant utilse de rappeler que depuis 2005, plusieurs séminaires et travaux sont menés, au travers de l'Organisation Internationale de la Francophonie, de l'Internet Socity ou de l'Agence des Telecoms de Côte d'Ivoire, par des spécialistes internatinaux, pour apporter contribution gouvernementale à la lutte contre la cybercriminalité.

En somme, quand bien même il s'agit là d'une réalité incontestable du quotidien ivoirien, il est bien dommage que M. Bernard de la Villardière oublie délibéremment de présenter les bons côtés ou avancées réelles effectuées sur des terrains au combien difficile.

Mais comme dirait "le sosie" : si je me retrouve président d'une république bananière en Afrique, je n'aurai aucun souci à me faire puisque c'est mon sosie qui prendra pour moi...avant de recevoir de ma part un petit rappel sur la bananière attitude que l'on peut rencontrer bien plus près de nous...

Texte ci dessous... : de François de Rugy

Hallucinante histoire que nous relate ce jour Libération.

Petit rappel des faits: un citoyen, par ailleurs salarié de TF1, s’adresse à sa députée (élue UMP) pour lui faire part de son opposition au projet de loi Hadopi.

Son mail, envoyé à partir de sa boite personnelle, est argumenté.

Dès réception, une collaboratrice de la députée fait suivre le message au cabinet de la ministre de la Culture, pour obtenir un contre-argumentaire.

Jusqu’ici, tout est normal.

C’est alors que tout dérape : dans un réflexe incroyable, le cabinet de la ministre répercute la correspondance (privée !) de ce citoyen à la direction de TF1 qui —ni une ni deux, si j’ose dire— licencie l’intéressé.

Cette histoire désolante n’est pas une simple anecdote.

Elle illustre la confusion opérée entre le pouvoir politique et le principal média français.

Elle met en cause le droit d’opinion de chaque citoyen, rendu comptable, devant son employeur, de ses prises de position politiques, exprimées à titre personnel et privé.

Elle disqualifie définitivement la ministre de la Culture, dont le rôle est de protéger les libertés. Toutes les libertés : celle des créateurs, certes, mais également la liberté d’accès aux œuvres et à l’information, mise à mal par sa loi, et la liberté d’expression.

Aux dispositions déjà insupportables contenues dans son projet de loi, à ses déclarations scandaleuses pendant le débat parlementaire, qui l’avaient contrainte à présenter des excuses publiques à l’Assemblée, Madame Albanel ajoute désormais une nouvelle pratique : la délation.

Trop, c’est trop !

Cela n’est pas dans mes habitudes, mais devant de nouvel abus de pouvoir, il me semble qu’il n’y a pas d’autre choix : il faut appeler à la démission de cette ministre à l’évidence dépassée par les devoirs que devrait lui imposer sa charge.