Hein Hein, Argentine a chaud !


7h21, ce samedi 10 juin 2006, au départ de Maisons Alfort, deux voitures comprenant 8 personnes, à destination de Hambourg, ville allemande qui accueuille, 14 heures plus tard, dans le cadre de la Coupe du Monde de football, le premier match du groupe de la mort, le Groupe C.



Argentine - Côte d'Ivoire... Pour les connaisseurs de la chose footbalistique, il s'agit là d'un duel au sommet entre un des poids lourds du football mondial, berceau du phénomène Diego Armando Maradona, pétri de stars telles que Saviola, Riquelme, Heinze, Crespo... contre ceux que d'aucuns citent comme étant la meilleure équipe africaine du moment et qui, au demeurant, n'est pas en reste de stars avec ses Kalou, Éboué, Dindane, Drogba...


Quelques heures plus tard, nous nous retrouvons à Bruxelles où nous récupérons le 9ème pellerin, avant de filer tout droit vers notre destination. Les villes défilent devant nos yeux : Charleroi, Namur, Liège, puis la ville frontière, Verviers...
Entrés en Allemagne, en direction de Cologne, les premières difficultés apparaissent, les germanophones avertis que nous étions, ayant tout perdu de la langue de Goethe ! L'anglais s'impose alors lors de nos discussions avec les autochtones.

Nous avions perdu l'"autoroute du soleil, A1, devant nous mener au "Graal" ; il nous fallait coute que coute la retrouver, d'autant plus que certaines villes comme Venlo, en principe, sur notre route, bénéficiaient de deux trajets distincts, presque à contre sens l'un de l'autre !!!
Il a fallu choisir et nous avons pris le risque, étant en tête de convoi, de partir vers Dortmund en ignorant Venlo. Quel bien nous a pris puisque quelques minutes plus tard, nous nous retrouvions sur la fameuse A1.



En cours de parcours, nous croisons un car de valeureux supporters ivoiriens, venus , comme nous, accompagner leur équipe dans le dur combat qui les attend.

Plus que 400 kilomètres à abattre en passant à proximité de Dortmund, Munich, Brême... Nous tenons le bon bout !


17h50, Arrivée à Hambourg, la ville où se tiendra le fameux match !

Les supporters des deux équipes sont venus nombreux et nous sommes fort étonnés par la multitude de couleurs arc enciel qui nous est donné de voir ;
ici, pas de distinction ! que des amoureux du ballon rond et des supporters heureux d'être présent pour cette rencontre qui promet d'être belle.


Le stade commence a se remplir quand, aux alentours de 20h, les éléphants arrivent sur le terrain, saluer le public, avant de venir s'echauffer et s'entrainer.




Le stade se rempli de plus en plus, les tribunes se noircissent de monde, orange, blanc, vert pour les uns, bleu et blanc pour les autres.



Puis c'est le coup d'envoi, à 21h précises, de la tant attendue rencontre ! Nos 9 heures de route sont oubliées, trop heureux que nous sommes d'être devant notre équipe nationale, prêt à supporter nos héros d'un jour, du début jusqu'à la dernière minute de cette confrontation.


Demain, la suite de la rencontre agrémentée d'images...

Alors que le speaker annonce l'hymne national argentin, que les supporters, au premier rang desquels Diego Armando Maradona, entonnent en choeur leur symbole patriotique, les ivoiriens se préparent, de leur côté, à entonner l'Abidjannaise.


Dès les premiers temps de l'hymne national ivoirien, les orange, blanc, vert, tous la main sur le coeur, chantent, suivant la fanfare, l'Abidjanaise.


« Feintés » par par l'orchestre, nous entamons, sans musique,

« Fiers Ivoiriens Le pays nous appelle
Si nous avons dans la paix
Ramené la liberté

Notre devoir sera d'être un modèle
De l'espérance promise à l'humanité

En forgeant unis dans la foi nouvelle
La patrie de la vraie fraternité. »

Mon coeur et mes sens vibrent de joie !

21h pétantes ! le coup d'envoi est donné, les 22 acteurs souhaitant de gagner ce premier match de leur groupe, décisif pour la suite de la compétition.



Les ivoiriens ont décidé, malgré le palmarès ô combien impressionnant des argentins, de ne pas se laisser intimider par leurs adversaires du jour.


La foule rivalise de slogans pour encourager son équipe favorite, à coup de chants hispaniques d'un côté et de pléonasmes et rythmes enragés de l'autre.

Héé,.. héé, héé...de notre côté ! ou encore, But ô But ! sans oublier l'éternel Hein Hein, Argentine a chaud !

[avec le son, c'est toujours mieux]


Le match se déroule sur un rythme soutenu, faisant prévaloir la nature de l'éléphant, jamais impressionné par son adversaire, refusant de se soumettre et prêt à vendre sa peau, chèrement !

Je ne referais pas le match ici, ni ne commenterais les décisions et déroulement arbitraux.

Je retiens simplement un grand match des deux équipes, un engagement sans (trop) de failles, une volonté exhaltée de remporter la victoire.