No comment !

En réaction à l'interview d'Alexandre Zapolsky du 24 novembre sur ZDNet, Julien Cordorniou publie la tribune suivante, en omettant de retranscrire l'intégralité des propos :

Qu'est ce qui se passe dans l'Open Source Français ?

Linagora va vraisemblablement quitter l'APRIL, serait ce le debut d'un mouvement de desolidarisation ?

L'April déclare ouvertement faire venir de nouveaux membres pour financer ses ambitions et ses moyens. Qu'en pensez-vous? (ZDnet)

(A.Zapolski) C'est leur droit. Mais pour être franc, je ne renouvellerai pas mon adhésion à l'April. Son action est nécessaire, mais il ne faut pas tout confondre. Imaginez que la CGT s'acoquine demain avec le Medef, ou que 60 Millions de consommateurs se mette du côté des entreprises, par besoin d'argent... La situation de chacun n'est à partir de là plus claire. L'April doit y réfléchir. Et demain devenir peut-être un "grand collectif national du logiciel libre" ou quelque chose du genre exprimant les intérêts d'individus et d'entreprises.


Le combat n'est-il pas plutôt du côté du recrutement? Sur un marché en meilleure forme, les poids lourds de l'informatique peuvent attirer vos collaborateurs avec des salaires attractifs? (ZDNET)

Non, pas tant que cela figurez-vous. Tout simplement parce que nous payons bien nos spécialistes. Les Cap, Atos, Steria ont certes des moyens... Mais ils sont rarement en mesure de nous enlever nos spécialistes et d'être aussi compétitifs que nous. Tout simplement parce qu'un spécialiste des bases de données open source, chez eux, sera aligné dans la grille de rémunération sur sa catégorie d'appartenance: celle des spécialistes des bases de données. On ne pourra pas le payer plus cher parce qu'il maîtrise une technologie open source donnée. Ou alors leurs collaborateurs vont se mettre à dire "c'est quoi ce petit jeune qui débarque et qu'on paye plus que nous parce qu'il connaît juste tel logiciel open source"? Ce serait intenable. Alors que nous, nous valorisons précisément sa spécialité.

Tiens, petit sondage: qui connait le turn over annuel et le salaire moyen chez Linagora ?

Mon post :

"Qu'est ce qui se passe dans l'Open Source Français ?"

Les sujets traités à l'issue de la question posée sont manifestement sans rapport, aucun, avec l'article initial et le sujet du texte de l'auteur.
Il serait peut être opportun de considérer un écosystème en décorélant Linagora du coeur du sujet ; cela étant autant de commentaires pour ou contre l'entreprise tendent à prouver que le modèle, même gangrainé selon les propos de certains, fonctionne parfaitement !

Merci à Joanna pour son cours de comptabilité analytique qui laisse rêver ; au passage, il serait intéressant de connaitre ce dernier spécialiste licencié en 2005 qui doit encore "trainer ses côtes" du côté du 8eme arrondissement de Paris...A moins que nous n'ayons pas la même définition...

Pour finir, je pense que le choix d'une entreprise selon son adéquation aux modèles Logiciels Libres revient à chacun ; Autant d'entreprises constituent l'écosystème du libre en France ; certaines ont des vocations locales ou régionales ; d'autres ont des visées nationales et internationales. Force est de constater que Linagora se classe parmi cette dernière catégorie et il eut été bon que l'auteur retranscrive également les propos relatifs aux démarches fédératives d'Alexandre Zapolky, de son staff et des ses collègues dans ce domaine.

L'enjeu actuel n'est pas constitué par une adhésion de Steria ou de Atos, un turnover ou tout autre sujet de cet accabit mais plutôt par le rassemblement des structures autour d'idées fédératrices, fondamentales pour les logiciels libres et leur développement en France, et partout à travers le monde.

Rédigé par: Yves | le 28/11/2006 à 23:01

Technologies de l’Information et de la Communication et Services professionnels aux entreprises : les facteurs clefs de succès en Afrique de l’Ouest

Novat€ch 2006 est une rencontre régionale Afrique de l'Ouest et Afrique Centrale sur l'investissement dans les TIC et services e-business.

Novat€ch 2006 est l'aboutissement d'un processus de rapprochement où entreprises et investisseurs apprennent à se connaître pour créer de vraies opportunités d'affaires.

L’Afrique connaît un fort développement des Technologies de l’Information et de la Communication. Parce que les TIC agissent comme un catalyseur du développement de nombreux secteurs en Afrique, le CHALA, Club des Hommes et Femmes d'Affaires du Libre en Afrique sera présent du 07 au 09 nnovembre 2006, à Bamako.

Pour plus d'informations : Le site de Novatech

Le CHALA

RyXéo et la CHALA au Sommet Mondial de la Francophonie à Bucarest

RyXéo, société membre du CHALA, a eu l'immense honneur d'être missionnée par l'ABUL pour présenter sa solution phare de mise en réseau pour les établissements scolaires AbulÉdu.
Dans le cadre d'un partennariat entre l'ABUL et l'INTIF (Institut francophone des Technologies de l'Information et de la Formation), RyXéo a pu promouvoir l'usage des logiciels libre en milieu scolaire lors du Sommet Mondial de la Francophonie qui s'est tenu du .

Plus de détails sur le site web spécial créé pour l'occasion.

Merci l'INTIF




L'avenir de l'INTIF est assez incertain vis à vis des restructurations en cours à la Francophonie.

En ce 2 août 2006, Eric Seigne propose, tant que nous avons tous plein de choses en tête à propos de l'INTIF, de leur rendre hommage, leur dire merci. Puisse cette initiative leur donner quelque poids justifiant leur existance propre au sein de la "nouvelle" Francophonie !

Sur http://www.ryxeo.com/intif/, vous pourrez mettre du contenu, faire pointer sur vos blogs et articles pour montrer tout ce que l'INTIF a fait pour nous.
Une partie "témoignages" accueillera les témoignages de Présidents d'Associations, de Chefs
d'entreprises, d'étudiants, de tout ceux qui souhaite montrer comment l'action de l'INTIF aura modifié la vie de x dizaine/centaine de personnes.

Merci encore à toutes et tous de participer à ce cadeau pour toutes celles et ceux qui triment tous les jours à l'INTIF et dont nous bénéficions directement ou indirectement.

Pour ma part, je ne pourrais jamais quantifier tout ce que l'INTIF a chamboulé dans ma vie ! De vous connaître, d'avoir pu partager du temps avec vous, d'avoir pu croiser votre route, toute cette richesse là, c'est quand meme grâce à l'INTIF.

Très amicalement,
Éric

http://www.ryxeo.com/intif/doku.php
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C'est avec autant d'honneur, de joie, et d'appréhension que j'ai rencontré pour la première fois, en juillet 2004, Pierre et Augustin, lors des RMML bordelaises. Ces rencontres, je l'avoue aisément, changeront substantiellement mon approche du marché des logiciels libres dans lequels j'évoluais depuis 2 ans déjà.
Ma conception européannisée des concepts et de leurs applications trouvèrent là une autre interprétation de la dimension internationale du logiciel libre. De ce jour, avec les simples mots que Pierre me dit, avec les rencontres que j'ai faites, je serai convaincu de l'utilité que mon travail pourrait avoir auprès des "pays du sud" et plus précisément des communautés africaines dont je suis issu.

Je souhaite ici rendre hommage aux Femmes et Hommes de l'INTIF pour leur "entêtement" à favoriser l'éducation, l'information et la communication auprès de commuanutés désireuses d'apprendre et de jouer leur rôle, au combien important dans le concert des Nations !

Je tiens à remercier les Femmes et les Hommes de l'INTIF pour leur patience, leur gentillesse, leur volonté inébranlable, dans la quête d'un avenir meilleur des populations, qu'elles soient du Nord, du Sud, de l'Est comme de l'Ouest.

Je tiens à remercier Pierre et Augustin pour les conseils et appuis, même s'ils ne s'en sont pas rendus compte, qu'ils ont pu me donner et qu'ils continuent et continueront, je l'espère, à faire, à mon endroit comme à ceux de tous ceux qui auront eu les immenses honneurs et chances de cotoyer.

Enfin, je tiens à remercier notre "griks (contraction de geek et ricks) ange gardien" pour cette excellente initiative ; Merci Eric.
--
Yves MIEZAN EZO
Futur Ex Responsable Marketing et Formations d'Alcôve
Inter contrat du Libre
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Club des Hommes et Femmes d'Affaires du Libre en Afrique
http://www.chala.biz

Changement de bord

La fin d'une aventure, haute en couleurs, en rebondissements, en vitupérations...

Depuis 2003, j'exercais des fonctions quelque peu alambiquées au sein de la société Alcôve, première société, historiquement parlant, d'expertise en technologies Libres et OpenSource.

Intégré en tant qu'attaché commercial, j'ai été, six mois plus tard, détaché auprès d'une autre société du groupe d'appartenance (Groupe Genious), la société IEA (pour Ingénierie, Etudes, Assistance).
Il serait alors aisé de considérer que mes résultats n'étaient point en adéquation avec ceux escomptés ; mais diantre non ! j'ai été confirmé avant même la fin du premier mois de ma période d'essai.
La délocalisation avait été expliquée comme émanant de moi, au motif que je ne me sentais pas à l'aise avec la philosophie des logiciels libres, et qu'il apparaissait que mon profil correspondrait mieux au cabinet d'étude / SSII windowsienne qu'était IEA.

"A quelque chose, malheur est bon" dit le proverbe ! Mon intégration chez IEA m'aura permis de mettre en place un mini service de marketing direct, et jeter les bases de ce qui deviendront mes axes marketing et de communication d'entreprise.

Quatre mois plus tard, après une houleuse discussion avec le PDG du groupe Genious à qui je demandais ma réintégration chez Alcôve, je revenais, non sans mal, à mes premières amours.

Réinstallation dans la douleur, qui, à la faveur d'un changement environnemental, comprenez départ de membres de la société, me donneront , il faut l'avouer, l'occasion de pauser mes marques et accentuer mes compétences comme mon implication dans la société.
Au grand dam de celui qui "me virait si j'insistais pour revenir chez Alcôve", je pris à bras le corps mais nouvelles fonctions de responsable marketing et du pôle formations de la société.


Sur ce dernier point, j'ai la fierté d'avoir fait d'Alcôve Formations, le premier pôle, en qualité et en satisfaction, de formation aux logiciels libres de France, dès 2004.

Dès lors, j'ai eu pour ambition de conserver cette reconnaissance pour mon pôle et mes ingénieurs formateurs, bravant les incompréhensions et réticences de certains interlocuteurs internes ; Les conflits ont alors commencé à voir le jour, des brimades, légères dans un premier temps, accentuées ensuite, comme si "je n'aurais pas du réussir" !

D'aucun auront considéré que je devais me plier aux injectives de la hiérarchie, bien qu'infondées, illlogiques et méprisables, souvent coupées de toutes réalités et surtout, dommageables pour mon pôle et la société en général.
Deux années supplémentaires se seront écoulées sans que je ne cède, allant au front contre ennemis et acolytes, dans le souci de faire d'Alcôve Formations, une marque propre, pérenne et fiable. Le marché est rempli, et bien rempli !

Le marketing de la société a subi le même sort, assurant, avec un budget zéro, le minimum, de telle sorte que Alcôve soit toujours en vie auprès des clients et prospects.
Au sortir de mon expérience, je reconnais qu'"Alcôve ne donne plus envie", expression que j'ai utilisé à maintes reprises auprès de la hiérarchie, pour leur faire comprendre qu'il était temps de réagir ! Peut-être aurais-je du utiliser une autre image !

Au fur et à mesure que le temps passait, il m'aura été insidieusement confié les missions de direction adjointe, lors des absences du titulaire . Il y aura même des épisodes durant lesquels, malgré sa présence, la prise de décision m'incombait ! Cela n'aurait pas plu à certains ?

J'ai décidé après quatre ans passé dans cette structure, de voguer sous d'autres cieux, d'aller à la rencontre de nouvelles aventures et de relever de nouveaux défis, où l'on associera objectifs à moyens de les obtenir, où l'on évitera les peurs, les craintes, les illogismes et les fuites de responsabilités ; Où l'on arrêtera de considérer que la rémunération au rabais vaut pour une certaine catégorie de personnes, où l'on n'établiera pas de distinction de traitement entre salariés de même catégorie, où l'on ne considèrera pas que le seul encaissement de grasses comissions ne constitue pas une fin en soi...bref ! ailleurs que dans le Groupe Genious.

Je tente donc l'expérience, je vogue à destination des Champs Elysées, plus précisément sur la rue de Berri, là où nombreux sont les gens à considérer une certaine difficulté, là où on n'hésite pas à dire qu'il s'agit d'un chemin de croix...
Je vais chez Linagora, diriger le pôle Formations de la structure, en souhaitant vivement réitérer ma dernière expérience...avec la grâce de Dieu.

La suite, donc, au prochain épisode !


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Quelques liens :
- http://www.alcove.fr
- http://www.alcove.fr/IMG/pdf/20050407_presse.pdf
- http://www.01net.com/article/320181.html
- http://www.01net.com/article/296114.html
- http://www.01net.com/article/240830.html
- http://www.01net.com/article/243914.html
- http://www.01net.com/article/240830.html
- http://www.zdnet.fr/actualites/imprimer/0,50000200,39204570,00.htm

Sourcing et resourcing

Cela faisait bien longtemps, plusieurs années que ma moitié voulait voir ma Normandie à moi, ma Côte d'Ivoire natale, celle pour laquelle j'aurai passé des heures et des heures à lui parler.

Du 15 juin au 05 juillet dernier, nous avons passé des vacances formidables, alliant famille, shopping, balades, repos, aloco, attiéké, foutou et sauce graine.

A peine arrivée, elle se met au boulot, allant ça et là pour découvrir l'aéroport international, la zone 4, les deux ponts d'Abidjan, le stade Félix Houphouet Boigny, les deux-plateaux...

Oui, tout à fait, elle s'occupe !



Il faut vraiment que nous prenions les choses en main pour qu'elle apprécie, à sa juste valeur, et ce, malgré l'actualité, les délices de la Côte d'Ivoire.

Au menu :
  1. Marbré de Foie Gras au vin du "Plateau",
  2. Rouelles d’échalotes confites avec Vue sur Balcon,
  3. Carpaccio de Canard de Treichville, câpres et lamelle du Palais de la Culture





L'entrée s'étant plutôt bien passée, nous nous dirigeons doucement mais sûrement vers le plat de résistance :
  1. Escalope de Saumon à l’unilatéral d'Assinie et concassé de tomate au gingembre
  2. Filet de Yamoussokro poêlé à la Basilique,
  3. Côte de Toumodi rôtie au sel de Guérande,












Le désert, je vous en ferai grâce, a été le meilleur ! Ce séjour a été placé sous le signe de la Famille, celle-là même qui, quelle que soit la vie et ses événements, est toujours à vos côtés, celle qui constitue l'armature, la colonne vertébrale de chacun d'entre nous.

J'ai été honoré et heureux de l'accueil fait à Amélie ; Merci à TOUTE la Famille pour ses bienfaits et ses bénédictions... dîtes Amen !

PMME, milles mercis pour tout


Hein Hein, Argentine a chaud !


7h21, ce samedi 10 juin 2006, au départ de Maisons Alfort, deux voitures comprenant 8 personnes, à destination de Hambourg, ville allemande qui accueuille, 14 heures plus tard, dans le cadre de la Coupe du Monde de football, le premier match du groupe de la mort, le Groupe C.



Argentine - Côte d'Ivoire... Pour les connaisseurs de la chose footbalistique, il s'agit là d'un duel au sommet entre un des poids lourds du football mondial, berceau du phénomène Diego Armando Maradona, pétri de stars telles que Saviola, Riquelme, Heinze, Crespo... contre ceux que d'aucuns citent comme étant la meilleure équipe africaine du moment et qui, au demeurant, n'est pas en reste de stars avec ses Kalou, Éboué, Dindane, Drogba...


Quelques heures plus tard, nous nous retrouvons à Bruxelles où nous récupérons le 9ème pellerin, avant de filer tout droit vers notre destination. Les villes défilent devant nos yeux : Charleroi, Namur, Liège, puis la ville frontière, Verviers...
Entrés en Allemagne, en direction de Cologne, les premières difficultés apparaissent, les germanophones avertis que nous étions, ayant tout perdu de la langue de Goethe ! L'anglais s'impose alors lors de nos discussions avec les autochtones.

Nous avions perdu l'"autoroute du soleil, A1, devant nous mener au "Graal" ; il nous fallait coute que coute la retrouver, d'autant plus que certaines villes comme Venlo, en principe, sur notre route, bénéficiaient de deux trajets distincts, presque à contre sens l'un de l'autre !!!
Il a fallu choisir et nous avons pris le risque, étant en tête de convoi, de partir vers Dortmund en ignorant Venlo. Quel bien nous a pris puisque quelques minutes plus tard, nous nous retrouvions sur la fameuse A1.



En cours de parcours, nous croisons un car de valeureux supporters ivoiriens, venus , comme nous, accompagner leur équipe dans le dur combat qui les attend.

Plus que 400 kilomètres à abattre en passant à proximité de Dortmund, Munich, Brême... Nous tenons le bon bout !


17h50, Arrivée à Hambourg, la ville où se tiendra le fameux match !

Les supporters des deux équipes sont venus nombreux et nous sommes fort étonnés par la multitude de couleurs arc enciel qui nous est donné de voir ;
ici, pas de distinction ! que des amoureux du ballon rond et des supporters heureux d'être présent pour cette rencontre qui promet d'être belle.


Le stade commence a se remplir quand, aux alentours de 20h, les éléphants arrivent sur le terrain, saluer le public, avant de venir s'echauffer et s'entrainer.




Le stade se rempli de plus en plus, les tribunes se noircissent de monde, orange, blanc, vert pour les uns, bleu et blanc pour les autres.



Puis c'est le coup d'envoi, à 21h précises, de la tant attendue rencontre ! Nos 9 heures de route sont oubliées, trop heureux que nous sommes d'être devant notre équipe nationale, prêt à supporter nos héros d'un jour, du début jusqu'à la dernière minute de cette confrontation.


Demain, la suite de la rencontre agrémentée d'images...

Alors que le speaker annonce l'hymne national argentin, que les supporters, au premier rang desquels Diego Armando Maradona, entonnent en choeur leur symbole patriotique, les ivoiriens se préparent, de leur côté, à entonner l'Abidjannaise.


Dès les premiers temps de l'hymne national ivoirien, les orange, blanc, vert, tous la main sur le coeur, chantent, suivant la fanfare, l'Abidjanaise.


« Feintés » par par l'orchestre, nous entamons, sans musique,

« Fiers Ivoiriens Le pays nous appelle
Si nous avons dans la paix
Ramené la liberté

Notre devoir sera d'être un modèle
De l'espérance promise à l'humanité

En forgeant unis dans la foi nouvelle
La patrie de la vraie fraternité. »

Mon coeur et mes sens vibrent de joie !

21h pétantes ! le coup d'envoi est donné, les 22 acteurs souhaitant de gagner ce premier match de leur groupe, décisif pour la suite de la compétition.



Les ivoiriens ont décidé, malgré le palmarès ô combien impressionnant des argentins, de ne pas se laisser intimider par leurs adversaires du jour.


La foule rivalise de slogans pour encourager son équipe favorite, à coup de chants hispaniques d'un côté et de pléonasmes et rythmes enragés de l'autre.

Héé,.. héé, héé...de notre côté ! ou encore, But ô But ! sans oublier l'éternel Hein Hein, Argentine a chaud !

[avec le son, c'est toujours mieux]


Le match se déroule sur un rythme soutenu, faisant prévaloir la nature de l'éléphant, jamais impressionné par son adversaire, refusant de se soumettre et prêt à vendre sa peau, chèrement !

Je ne referais pas le match ici, ni ne commenterais les décisions et déroulement arbitraux.

Je retiens simplement un grand match des deux équipes, un engagement sans (trop) de failles, une volonté exhaltée de remporter la victoire.

L'immigration choisie

La formulation..."Immigration choisie", laisse déjà présager de peu de bien...
L'explication de l'initiateur du propos est particulière : "Je souhaite une immigration choisie, et j’ai également choisi les mots. Cela veut dire que je ne crois pas aux sociétés repliées sur elles-mêmes. Une société meurt davantage de la consanguinité, du repliement sur soi, de la fermeture que de l’ouverture."

Une autre façon de l'interpréter serait : Moi, eldorado pour vous, je m'octroie le droit de vous limiter dans vos vélléités, droits, devoirs et libertés !

Ce dernier mot, du coup, sonne bien étrangement ; Liberté ! Comme il me semble bien étrange qu'autrui s'arroge le pouvoir de me limiter dans mes déplacements, qu'autrui définisse ma capacité à évoluer dans différents environnements et décide, à ma place, et surtout, selon des critères inavouables, que je ne suis pas "digne" d'évoluer à ses côtés.

D'autant plus que finalement, il est expliqué, au cas où vous ne l'auriez point entendu de la sorte, que l'immigration choisie est une chance pour le développement des pays d'origine, en ciblant pariculièrement les pays africains.

Explication dans le texte :
"On entre en France légalement, sinon on n'y entre pas", déclaration du ministre de l'Intérieur Nicolas Sarkozy dans un entretien au Journal du Dimanche du 4 février.
"Le système d'intégration à la française ne fonctionne plus", il faut donc réguler l'arrivée d'immigrants sur le territoire..."

Est ce à dire que les raisons de ce malaise se trouverait à hors de France ?

"Les travailleurs qualifiés, étudiants, chercheurs ou professeurs d'université seront les bienvenus et bénéficieront d'une carte de séjour spéciale...".

"Une immigration choisie veut également dire que la France ne peut pas être le seul pays au monde qui ne puisse décider qui est accepté sur notre territoire et qui n’est pas le bienvenu. Toutes les démocraties au monde décident de ceux qu’elles acceptent. Nous ne pouvons pas être les seuls qui ne décident de recevoir que ceux pour qui nous n’avons ni emploi, ni logement, ni avenir."

Serait-il alors plus sain de considérer les forces vives des nations étrangères comme des particules, des électrons, piochables et déplaçables à l'envie ?

Certains ont qualifié l'immigration choisie" d'immigration Kleenex ; N'ayant que trop peu d'attrait pour cette formule, je ne saurai l'adopter.
D'autres considèrent qu'il s'agira de piller les cerveaux et forces vives des pays étrangers afin de faire face, en France, à la pénurie de main d'oeuvre et au Papy Boom...

Analyse solcio-économique sur la question, extraite de Libération :
«piller les élites» au profit de l'ancienne métropole :

Du point de vue du pays d'accueil, les effets de l'immigration, choisie ou non, sont en général positifs lorsque le plein-emploi prédomine. Les travailleurs étrangers entrés en France durant les Trente Glorieuses ont bien répondu à une demande de l'économie ; [...] ce sont les entreprises elles-mêmes qui sont littéralement allées chercher les travailleurs dans les anciennes colonies. La France avait alors «économiquement besoin de l'Afrique». [...] Lorsque les entreprises embauchent, une augmentation de la population active entraîne une hausse de la production et des revenus, donc de la consommation, et au final une croissance plus vive. Le vieillissement des populations européennes rend d'ailleurs inéluctable l'ouverture des frontières à une immigration importante, pour pallier la baisse de la population active.

Mais, lorsque le chômage et la précarité frappent massivement les travailleurs peu qualifiés, l'immigration choisie ne peut répondre qu'à des besoins spécifiques : pour l'essentiel, en dehors du BTP, de l'hôtellerie-restauration et d'un travail saisonnier, les emplois disponibles requièrent une main-d'oeuvre qualifiée. Choisir l'immigration selon des critères correspondant à la situation de l'emploi permet de répondre aux déséquilibres temporaires du marché du travail. Mais, lorsque ces déséquilibres perdurent, le véritable défi reste de rétablir les conditions du plein-emploi, et la rustine de l'«immigration choisie» ne peut constituer une réponse à la mesure de l'enjeu.


Les avis, différenciés, permettent de mettre en exergue bien des aspects de cette nouvelle loi et suscitent quelques questions.

Comment considérer le fait que les seuls déplacements en vue d'expliquer le concept d'"immigration choisie" aient été envisagés en Afrique ?

Comment considérer que, bien que les migrations intercontinentales des Africains soient plus importantes que celles vers l'Europe, on tende à stigmatiser la quête d'eldorado de ce dernier ?

Comment le résident africain en France doit-il envisager cette loi ? En devenant Français ?

Comment croire en l'avenir avantageux pour l'Afrique, que ne manquent pas de souligner les initiateurs de cette loi, quand, à aucun moment n'est envisagée la question de l'éducation, si ce n'est en précisant, en marge des textes, que les étudiants bénéficieront d'une carte de 3 ans à condition qu'ils retournent dans leur pays d'origine à l'issue.
Un début de réponse cependant, dans le discours de Nicolas Sarkozy, devant les adhérents de son parti politique : "cela passe par une grande politique de co-développement et il faut notamment aider les pays de l’Afrique sub-saharienne à se développer, mais au nom de quoi ? Les Etats-Unis, l’Australie, le Canada, l’Angleterre, l’Allemagne et tant d’autres choisiraient les meilleurs étudiants, les meilleurs travailleurs et nous, nous n’aurions le droit de choisir personne pour subir tout le monde ? Cette politique n’est pas la mienne."

Suivi d'une explication socio-économique de Pierre-Yves Geoffard, chercheur au CNRS :

Du point de vue du pays d'origine, les politiques de sélection des travailleurs posent un autre ensemble de questions. Certes, le brain drain pèse sur le développement, en privant ces pays d'une main-d'oeuvre qualifiée dont le manque se fait alors cruellement sentir dans de nombreux secteurs. Mais, outre que ces travailleurs émigrés transfèrent à leur pays une part, parfois élevée, de leurs revenus, la perspective de pouvoir émigrer constitue une forte incitation à entreprendre des études. Le curseur est alors délicat à placer : une ouverture totale des frontières peut encourager fortement de tels investissements en «capital humain», mais leur fruit est pour l'essentiel capté par les pays riches, et le pays d'origine n'en tire aucun bénéfice ;
à l'inverse, une fermeture totale des frontières décourage ces investissements, dont alors aucun pays ne tire de bénéfice. Dans certains cas, la possibilité d'émigrer entraîne une augmentation suffisante du niveau général d'éducation pour que le pays d'origine profite de ceux qui ne seront pas partis.

De même, l'émigration temporaire peut être grandement bénéfique, les travailleurs revenant au pays pouvant apporter leurs compétences ; notons que des conditions trop strictes d'entrée dans un pays riche peuvent dissuader certains travailleurs qui y séjournent à retourner dans leur pays d'origine, tant ce retour risque d'être définitif.

Mais, pour que les incitations à entreprendre des études compensent le coût du départ des plus qualifiés, il faut que ces incitations se traduisent en pratique par un effort d'éducation. Le point clé devient la qualité du système éducatif. Un pays au système éducatif défaillant paie les coûts du brain drain, sans bénéficier de l'effet des incitations. Investir résolument dans les systèmes éducatifs des pays du Sud semble une condition indispensable pour rétablir les conditions d'échange mutuellement avantageux. Mais parler d'«immigration choisie» sans évoquer cette question ne peut conduire qu'à un pillage des élites, qui, outre son caractère profondément injuste, est alors également parfaitement inefficace.

Éducation, le maitre mot est bien là !

Alors certaines écoles anticipent, et HEC crée une délégation à Dakar, pour "intensifier ses liens avec l’Afrique subsaharienne" et "adopter une démarche proactive" pour la formation continue des managers et dirigeants en activité.

Reste que le nouveau concept ne fait pas l'unanimité auprès de ceux vers qui "la main bienveillante" est tendue ; de ces voyages au Mali et au Bénin, Nicolas Sarkozy n'aura pas reçu bon accueil des populations dans le «pays d'hospitalité non choisie» d'Amani Toumani Touré.

Un petit tour et puis s'en va...

Alors que l'actualité médiatique ne cesse de puiser dans les méandres affairistes politico-économiques de notre chère France, qu'il est presque de bon ton de fustiger, sans réserve, une certaine tranche du paysage élitiste français, et de banaliser, au demeurant sans réserve également, l'autre tranche, plusieurs thèmes, au combien essentiels, sont abordés, traités et enterrinés au Parlement.

Deux d'entre eux m'inquiètent particulièrement : l'"immigration choisie" et les droits d'auteurs, DADVSI.

Bienvenue sur mon blog !

Longtemps, longtemps, j'ai résisté à la tentation du blog ! Pas l'ombre d'un quelconque intérêt, ni l'envie de coucher, sur la toile, les différents moments de ma vie ou de mon activité.

Puis ce fut un déclic, une sorte d'electro stimulateur, arrivé d'on ne sait où, tel un message subliminal et transcandental, me poussant à tester ce nouveau mode d'expression.

Profitant du fait que je suis plus à l'aise avec un clavier ou un stylo qu'avec un micro, je me suis lancé en cette fin d'après midi, testant ça et là les supports, les canaux et les modèles.

Je me suis donc arrêté sur celui-là, en espérant que le temps me permettra de me consacrer, au moins, quelques heures par semaine, à l'écriture sur mon "Corner".